Sept ans plus tard, 18 mois de prison

Un coup de poing a valu un coma et la perte de l'odorat à un jeune homme ivre... (Archives, LeDroit)

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Un coup de poing a valu un coma et la perte de l'odorat à un jeune homme ivre et arrogant, il y a sept ans. Le geste coûte aujourd'hui 18 mois de détention à son agresseur, un homme décrit par le tribunal comme narcissique et peu enclin à devenir plus sociable.

Philip Buchan a reçu sa sentence à la fin du mois de septembre. La juge Rosemarie Millar a tranché : 18 mois de détention pour voies de fait graves.

Le 10 juillet 2009, le Gatinois de 31 ans discutait avec une amie au défunt Lite Club de Buckingham, lorsqu'un autre client, Éric Larente, les a approchés.

Selon le résumé du tribunal, M. Larente, ivre, ne cessait de demander à la jeune femme pourquoi elle ne retournait pas ses appels.

De son côté, M. Buchan, qui avait alors 23 ans, lui a répété de s'éloigner. Éric Larente, qui portait une casquette, a poursuivi son manège en donnant plusieurs coups de palette au front de M. Buchan, tout près de lui, pendant trois ou quatre minutes.

« Fortement intoxiquée et agressive », la victime a incité M. Buchan à aller se battre à l'extérieur. Rendu sur la terrasse, M. Buchan se tenait debout lorsque M. Larente est monté sur un muret pour lui redonner un autre coup de palette. « L'accusé le frappe sur la joue, la victime perd pied, tombe au sol et sa tête frappe le sol », résume la juge Millar.

La victime a été dans le coma pendant un mois et a subi des opérations à la mâchoire. Il a dû réapprendre à marcher, à se rétablir d'un traumatisme craniocérébral sévère et lutter contre l'insomnie. La juge a rappelé que la victime avait perdu l'odorat et qu'elle avait dû lutter pour reprendre ses études. « Il a repris une vie normale depuis deux ans », précise la magistrate. La culpabilité de M. Buchan vaut 18 mois de détention, selon elle. « La dénonciation est à privilégier », a complété la juge Millar.

Le tribunal n'a pas apprécié le comportement de l'accusé après les faits. Selon le service de la probation, l'accusé fait porter à sa victime « tout le blâme pour son coup de poing ». Le même rapport qualifie l'homme de narcissique, alors que la juge a dit ne pas comprendre que, « même après sept ans », il se justifiait encore et se disait victime du système judiciaire.

La défense a fait valoir que son client n'avait pas l'intention de causer une telle blessure et que le geste n'était pas prémédité. L'accusé s'était rendu au poste de police au lendemain de l'incident.

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