Le présumé chef des Rock Machines pourrait être libéré lundi

Jean-Francois Émard, chef présumé des Rock Machine... (Archives La Presse)

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Jean-Francois Émard, chef présumé des Rock Machine

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Le juge Serge Legault rendra sa décision sur la remise en liberté provisoire du chef présumé du groupe de motard Rock Machine, Jean-François Émard, lundi.

La Couronne s'oppose à sa remise en liberté sous caution et a utilisé une deuxième journée d'audience, jeudi, au palais de justice de L'Orignal pour présenter les éléments de preuve contre l'accusé.

Jean-François Émard de même que Pascal Carrier sont incarcérés depuis cinq mois au centre de détention d'Ottawa-Carleton, en attendant leur procès notamment pour possession illégale d'une arme prohibée ou à autorisation restreinte chargée. Les accusations ont été déposées à la suite d'une altercation impliquant les groupes de motards Hell's Angels et Red Devils, le 29 avril, dans un bar de Casselman.

La Couronne a présenté le témoignage de l'agent Paul Dubé, de la Police provinciale de l'Ontario. Ce dernier s'est penché sur le matériel saisi lors d'une perquisition à la résidence de M. Émard, dont une boîte de munitions trouvée dans un sac de plastique, à l'intérieur d'un sac de sport. Les balles seraient du même type que celles utilisées dans le revolver découvert dans le sous-sol du Casselman Restaurant, endroit où s'étaient réfugiés les deux inculpés après les événements au bar.

Trois balles ont été découvertes dans le revolver qui pouvait en contenir cinq. La Couronne allègue que Jean-François Émard aurait tiré deux coups de feu en direction des groupes de motards. Selon les faits relatés, une balle aurait frappé une voiture stationnée près du lieu de l'incident.

L'avocat représentant M. Émard, Me Yves Jubinville, souligne que la preuve présentée par la Couronne est « faible » puisqu'aucun témoin n'a aperçu M. Émard tirer sur les motards. L'avocat de la défense questionne également les allégations voulant que son client ait ouvert le feu sur des personnes alors qu'aucune accusation de tentative de meurtre n'a été déposée.

Selon Me Jubinville, les chandails que portaient M. Émard et M. Carrier lors des événements représentent des pièces importantes. Des analyses effectuées par le Centre des sciences judiciaires de l'Ontario ont détecté la présence de résidu de poudre sur les manches du chandail de Pascal Carrier mais aucun sur celui de Jean-François Émard.

L'agent Dubé a précisé que des analyses plus détaillées sont actuellement en cours sur les deux chandails en question.

L'avocat de la défense a aussi attiré l'attention de la cour sur un couteau retrouvé au sous-sol du Casselman Restaurant. Il a évoqué le témoignage de l'agent-détective Rock Whitton qui affirmait avoir aperçu le relief de la crosse d'un revolver dans le dos de M. Émard qui s'enfuyait. Selon Me Jubinville, il aurait pu s'agir du couteau en question.

« Les accusations concernent le fusil. Si on ne peut conclure qu'il (Émard) avait l'arme en sa possession, les accusations tombent », a souligné Me Jubinville.

La Couronne a plaidé que s'il était libéré, M. Émard présenterait un risque pour la sécurité de la communauté en raison de ses antécédents judiciaires entre autres liés au trafic de stupéfiants, de ses liens présumés avec les Rock Machine ainsi qu'il serait dans la mire des Hell's Angels.

Pour sa part, Me Jubinville estime que la preuve présentée ne justifie pas la détention de son client, puisque rien ne le lie à l'arme à feu.

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