Josée Lacasse poursuivie au civil

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La conseillère et la firme Plano ne s'entendent pas sur la rémunération appropriée pour des rénovations réalisées au domicile de l'élue.

Martin Roy, LeDroit

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La conseillère du district Aylmer, Josée Lacasse, se trouve au coeur d'un important litige civil où la poursuite ne demande rien de moins que la mise aux enchères de la résidence de l'élue.

C'est la firme gatinoise Plano qui a entrepris les démarches contre la conseillère municipale, en juillet 2015, après un différend sur la rémunération appropriée pour d'importantes rénovations réalisées chez Mme Lacasse.

Les avocats de Plano évaluent le solde impayé par Mme Lacasse à 128 918,16 $. La résidence située au bord de l'eau dans le secteur Aylmer est évaluée à 922 500 $ par le service de taxation de la Ville de Gatineau. La poursuite demande donc une mise à l'enchère avec un prix plancher de 691 875 $ afin que l'élue puisse lui rembourser la somme qu'elle estime mériter, assortie d'intérêts de 24 %.

Dans un document de défense, Josée Lacasse réplique avec une liste de reproches à l'endroit de Plano. Elle accuse l'entreprise d'avoir procédé à de la surfacturation et d'avoir assuré une mauvaise gestion des travaux, ce qui a eu pour effet de ralentir les travaux et augmenter la facture des sous-traitants.

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Josée Lacasse accuse Plano d'avoir, notamment, fait de la surfacturation.

De plus, l'élue soutient s'être entendue avec Plano afin qu'elle quitte sa maison à la mi-novembre pour que les travaux soient menés à bien à son retour de vacances le 9 janvier 2015. Les travaux ont plutôt été réalisés à la fin du mois de janvier, forçant la conseillère « à vivre dans une maison non fonctionnelle », selon le document préparé par la défense.

Un rapport de l'architecte Jean-Marie L'Heureux, commandé par Mme Lacasse, cible également des irrégularités dans la réalisation des travaux. Notamment, il note l'utilisation de matériaux inflammables pour la structure entourant le foyer, une situation non conforme, estime le témoin expert.

En somme, la conseillère municipale estime que la somme due à Plano est plutôt de 34 235,69 $.

L'entreprise rejette toutefois toute responsabilité et affirme que les retards sont uniquement dus à des décisions prises par Josée Lacasse dans le cadre des travaux.

Ils soulignent que la propriétaire du bâtiment à rénover a congédié le chef de chantier au début des travaux. Or, elle aurait effectué plusieurs voyages en Floride durant les travaux alors qu'elle devait s'occuper de la livraison de matériaux puisque « la très grande majorité des produits serait fournie directement par Rona », selon l'avocat de Plano.

La cause sera entendue sur une période de quatre jours et demi à une date toujours indéterminée. Le juge devra notamment se prononcer à savoir si Mme Lacasse est en défaut de paiement, si les travaux ont été effectués dans les règles et si la facture refilée à l'élue est raisonnable.

Il n'a pas été possible de parler à Mme Lacasse ou à son avocat.

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