«Dépanneur à pot» ou magasin de patates?

Dépanneur à pot ou magasin de patates? Au juge de trancher. (Archives AFP)

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Dépanneur à pot ou magasin de patates? Au juge de trancher.

Voilà la question qui s'est posée mercredi au palais de justice de Gatineau. Un homme accusé de trafic de cannabis, Jean-François Michaud, risquait de six à 30 mois de détention.

Dans ses plaidoiries sur sentence, la procureure de Couronne, Me Jennifer Morin, a d'abord qualifié le commerce du résident du secteur Buckingham de «dépanneur à pot», tellement le va-et-vient des clients y était intense.

De son côté, l'avocat de la défense, Me Marino Mendo, y est allé d'une déclaration colorée, en tentant de diminuer les prétentions du ministère public. «Ma collègue parle d'un "dépanneur à pot" ,un supermarché. On pourrait aussi dire que c'est un magasin de patates. Ce n'est pas parce qu'un policier le dit que c'est vrai.»

Lors de sa frappe chez M. Michaud, la police de Gatineau a saisi 636 grammes de cannabis et 23 000$ d'argent comptant.

«La police n'avait jamais vu autant de va-et-vient qu'à cette résidence pendant son enquête (d'août à novembre 2015)», a dit Me Morin au juge Serge Laurin, de la Cour du Québec.

Le ministère public a souligné des traits de caractère de l'individu relevés dans son rapport présentenciel. On le décrit entre autres comme un «enfant roi» se complaisant dans le système.

L'individu n'est pas lié directement au crime organisé, mais «plusieurs personnes tournaient autour du commerce», selon la preuve.

L'avocat de la défense a fait valoir que son client avait plaidé coupable, évitant la tenue d'un long processus judiciaire, que son client était malade, qu'il ne pouvait pas travailler en raison d'un accident de moto dans sa jeunesse et qu'il devait malgré tout payer son loyer.

«On dit que le rapport présentenciel est "pourri". Je ne suis pas d'accord. Il dit être abstinent depuis son arrestation et réalise l'impact négatif (du cannabis) sur son mode de vie», a déclaré Me Mendo.

En après-midi, le juge Serge Laurin a coupé la poire en deux, donnant une sentence de 18 mois au Gatinois, incluant un crédit de trois mois de détention préventive.

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