La prison pour une ex-éducatrice qui a couché avec un élève

Le palais de justice d'Ottawa... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le palais de justice d'Ottawa

Martin Roy, Archives LeDroit

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Une ancienne éducatrice spécialisée d'Ottawa écope de 14 mois de détention ferme pour avoir eu plusieurs relations sexuelles avec un élève âgé de 15 ans.

Kathy Kitts, qui a plaidé coupable d'un chef d'exploitation sexuelle, est entrée par la porte du grand public du palais de justice d'Ottawa, mardi. Elle en est sortie par le couloir réservé aux détenus, quelques minutes plus tard.

La femme a aidé l'adolescent éprouvant des problèmes d'apprentissage. «L'école est un défi pour lui», a souligné la juge Céline Dorval, de la Cour de l'Ontario. Ce même jeune était motivé par son rêve de participer un jour aux Jeux olympiques. Mais pour y parvenir, il devait d'abord réussir son parcours scolaire.

Pendant la relation malsaine, qui a duré deux ans, le jeune s'est isolé de sa famille et de ses amis par crainte de voir son secret être dévoilé. «Il a perdu son élan dans son sport», a résumé la juge.

La femme aujourd'hui âgée de 46 ans, a dit éprouver des remords. Elle travaille depuis ce temps dans le commerce au détail, la nuit. «Elle avait 15 ans d'expérience en éducation, a souligné la magistrate. Exactement l'âge de la victime.»

De son côté, le jeune a tout avoué à sa mère, qui avait pris connaissance de messages textes compromettants. Le tribunal en a compté 15 000.

«Je veux que tout le monde sache que cela (des relations sexuelles avec un enseignant) fait autant de tort à un garçon qu'à une fille», a écrit l'adolescent dans sa déclaration de victime.

Pendant des mois, Mme Kitts a fait sentir au jeune une certaine culpabilité à parler du secret. Elle lui a rappelé qu'elle irait en prison si cela était su.

La juge Dorval s'est montrée inquiète du fait que la femme a, à un certain moment, transporté un matelas gonflable dans son camion.

Les relations ont parfois été complètes.

La Couronne demandait une peine de 12 à 14 mois, alors que la défense a tenté en vain d'obtenir une peine de 90 jours à purger les fins de semaine. Une probation d'une durée de deux ans s'ajoute à la peine.

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