Le clan du «fugitif de La Pêche» s'impatiente

La prison de Zacatecas, où Régent Boily purge une... (Oscar Baez, Archives AP)

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La prison de Zacatecas, où Régent Boily purge une peine de 40 à 60 ans pour le meurtre d'un gardien.

Oscar Baez, Archives AP

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Les proches et l'avocat du «fugitif de La Pêche», emprisonné au Mexique, mais dont la promesse d'extradition au Canada a été faite ce printemps, sont toujours dans l'attente de réponses concrètes et somment le gouvernement fédéral de réagir.

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Régent Boily

Courtoisie

Régent Boily a été arrêté au Mexique en possession de marijuana, dans les années 1990.

Les choses ont mal tourné pour le nouveau retraité. Lors de son évasion d'une prison mexicaine en 1999, un gardien a été abattu. M. Boily a toujours clamé qu'il n'avait pas tiré une balle.

Il s'est réfugié à La Pêche, de 1999 à 2005.

Extradé en 2007, il semblait condamné à passer le reste de ses jours dans une cellule mexicaine.

En juin dernier, LeDroit apprenait que l'homme de 72 ans avait obtenu la permission des autorités mexicaines de partir pour le Canada, par l'entremise des services correctionnels fédéraux.

«Après avoir appris la nouvelle, explique son avocat au Canada, Me Christian Deslauriers, on est demeurés sans véritable réponse sur la date de son arrivée. On ne sait même pas s'il va bien. Il semble que le ministre (de la Sécurité publique, Ralph Goodale) n'a pas encore le dossier sur son bureau. De son côté, les Services correctionnels du Canada indiquent qu'ils n'ont pas encore calculé la peine à purger.»

Me Deslauriers a appris ce printemps que les autorités mexicaines acceptaient d'extrader le prisonnier vers le Canada.

Réponse imprécise

La réponse fournie cette semaine par Services correctionnels Canada (SCD) au Droit n'en dit pas davantage sur le moment où les proches de M. Boily pourront le visiter dans un établissement canadien.

«Les demandes de transfèrements internationaux sont soumises à un examen approfondi et les décisions sont prises en conformité avec la Loi sur le transfèrement international des délinquants, écrit SCD. Il n'y a pas de dispositions législatives pour les délais de traitement d'une demande ou pour le ministre de la Sécurité publique et Protection civile de rendre une décision. Toutes les demandes de transfèrement sont traitées individuellement, avec tous les efforts déployés pour traiter les demandes le plus rapidement possible.»

Me Deslauriers, qui espère que le nouveau gouvernement fédéral démontre une réelle ouverture, se dit lui aussi dans l'obscurité. Selon le procureur, M. Boily éprouve des problèmes de santé, mais il est difficile de lui venir en aide, à des milliers de kilomètres de la prison de Zacatecas, où il purge une peine de 40 à 60 ans pour le meurtre d'un gardien. Il ne peut pas donner davantage d'informations aux membres de la famille, à la recherche de réponses.

Régent Boily avait été arrêté pour la possession de 580 kg de marijuana en 1998. Sa peine initiale était de 14 ans.

Le clan Boily a intenté une poursuite de 6 millions$ contre Ottawa, en 2010, pour avoir permis l'extradition du détenu au Mexique, malgré les risques de subir la torture.

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