Sécurité renforcée pour le procès du chef présumé des Rock Machine

Jean-Francois Émard, chef présumé des Rock Machine... (Archives La Presse)

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Jean-Francois Émard, chef présumé des Rock Machine

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La présence policière était importante au palais de justice de L'Orignal, mardi, alors que se déroulait une deuxième conférence préparatoire dans le procès de Jean-François Émard, le chef présumé des Rock Machine.

M. Émard et un autre accusé, Pascal Carrier, étaient absents lors des procédures pour des raisons de sécurité, selon ce qu'a fait savoir l'avocat de la défense, Me Yves Jubinville. Les deux hommes ont été arrêtés le 29 avril dernier à la suite d'une altercation dans un bar de Casselman.

«À ce point-ci, M. Émard était censé être amené sur les lieux pour cette conférence-là. On nous a avisés hier que, pour des raisons de sécurité, M. Émard et M. Carrier ne seraient pas amenés sur les lieux», a affirmé Me Jubinville.

Malgré l'absence des accusés, près d'une dizaine de policiers ont tout de même été déployés à L'Orignal. Les deux hommes ont pour leur part suivi le processus judiciaire par vidéoconférence à partir d'Ottawa. 

Les éléments de preuve ont été discutés dans l'éventualité d'un procès. «C'est une étape que l'on fait souvent afin de mettre la cause en état. On a discuté de la possibilité d'un procès s'étalant sur environ une semaine qui serait à suivre bientôt», a précisé Me Jubinville.

La présence de M. Émard était nécessaire pour planifier une enquête sur libération provisoire, elle n'a donc pas eu lieu. La procédure pourrait avoir lieu à Ottawa dans les semaines qui suivent.

Si l'accusé obtient une libération conditionnelle, le procès pourrait avoir lieu l'an prochain.

Jean-François Émard, 39 ans, et Pascal Carrier, un individu âgé de 47 ans originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, font notamment face à des accusations de possession illégale d'une arme prohibée ou à autorisation restreinte chargée.

Émard avait été arrêté à Hawkesbury en octobre 2014, alors qu'il était passager d'une voiture interceptée pour une infraction au Code de la route. Les policiers auraient trouvé environ 500 comprimés de méthamphétamine dans le véhicule. En détention dans un poste de la Sûreté du Québec, il avait été roué de coups de poing par un policier.

Le chef allégué des Rock Machine avait plus tard plaidé coupable aux accusations portées contre lui et a été condamné à 15 mois de prison.

Jean-François Émard avait accordé une entrevue à La Presse en septembre 2014. Le quotidien montréalais rapportait alors que les Rock Machine s'étaient installés dans l'Est ontarien pour occuper la porte d'entrée du marché ontarien.

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