Une présumée victime de viol regagne espoir

Une ancienne étudiante de l'Université d'Ottawa qui a parlé publiquement de son... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Une ancienne étudiante de l'Université d'Ottawa qui a parlé publiquement de son viol allégué, en janvier dernier, regagne espoir d'obtenir justice, puisque son présumé agresseur a été arrêté mercredi.

Le suspect, Ayham Aloulabi, avait fui le pays après les incidents reprochés. Une fois au Liban, l'étudiant international avait en quelque sorte échappé aux autorités. Il a été arrêté à l'aéroport d'Ottawa lors de son retour au Canada.

La femme de 27 ans, Mélodie Morin, a écrit sur Facebook jeudi qu'elle avait regagné espoir. L'hiver dernier, elle avait ouvertement critiqué le Service de police d'Ottawa, jugeant que sa plainte n'avait pas été traitée adéquatement.

Les faits allégués se seraient produits en septembre, chez l'accusé. Ce dernier aurait dit que la relation, survenue au petit matin après une fête, était consensuelle.

Elle s'était prêtée à un examen médico-légal, mais celui qu'elle dit être son violeur a quitté le Canada avant d'être arrêté. Le dossier a été fermé, puis rouvert en décembre. Une accusation a été déposée, mais l'homme était à l'extérieur du pays.

Espoir et persévérance

« Ma persévérance a fait en sorte qu'il y a encore espoir que je puisse avoir ma justice, a écrit Mme Morin sur sa page Facebook, jeudi. Si nous continuons tous à nous battre ensemble, nous pourrons peut-être un jour, voir la justice apparaître dans la plupart des cas comme le mien. »

L'accusé a été libéré contre une promesse de comparaître, et doit revenir en cour le 22 août.

Lorsqu'elle s'est confiée aux médias, l'an dernier, la jeune femme avait raconté qu'elle avait clairement dit « non » au jeune homme. La scène se serait déroulée dans la chambre à coucher de ce dernier.

Mme Morin disait ne pas être prise au sérieux par le service de police lors du dépôt de sa plainte, en septembre. « Ensuite, j'ai su que le superviseur de l'enquêteur n'avait pas vu le dossier avant sa fermeture, avait-elle raconté. Le superviseur a finalement décelé des indices et a confié l'enquête à quelqu'un d'autre. »

L'homme et la femme étaient devenus amis sur le campus. Ils avaient pris l'habitude de marcher ensemble sur le campus.

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