En prison pour avoir tué son ami en conduisant ivre

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La voiture de Justine Forest avait dérapé, fait un tonneau, puis violemment heurté un arbre.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le beer pong est un jeu populaire qui consiste à faire boire son adversaire. Mais conduire avec les capacités affaiblies par l'alcool est un jeu dangereux. C'est ce qui a mené une femme de 23 ans au pénitencier pour trois ans, et son ami, au cimetière.

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L'accusée, Justine Forest

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Justine Forest, de Messines, a plaidé coupable à une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool causant la mort, vendredi, au palais de justice de Gatineau.

Son ami Jonathan Thompson est mort dans l'accident qu'elle a provoqué alors qu'elle conduisait ivre sur la route 105, près du pont Alonzo, à Chelsea.

Le 14 juin 2013, une fête avait lieu chez un ami commun habitant à Gatineau. Les invités s'étaient entendus pour dormir sur les lieux, au petit matin, car tous savaient que l'alcool allait couler à flots.

Des verres d'alcool ont été installés sur une table, et des parties de beer pong ont eu lieu. Ce jeu consiste à lancer une balle de ping-pong dans les verres situés devant son adversaire pour tous les lui faire boire en premier, et ainsi gagner sa partie.

Un événement imprévu s'est produit. L'ex-conjointe de l'hôte a appelé ce dernier, qui a dû quitter sa résidence.

Les invités ont dû quitter les lieux. Mme Forest, qui savait avant d'arriver à la fête qu'elle ne pourrait pas conduire, a quand même pris le volant de sa Hyundai Accent. Elle a dérapé, fait un tonneau et heurté violemment un arbre. Assis derrière, la victime a subi l'impact fatal.

La gorge nouée, l'accusée a reconnu sa culpabilité. La juge Rosemarie Millar, de la Cour du Québec, a accepté la proposition commune de l'avocate de la défense, Me Danielle Mongeon, et du procureur de la Couronne, Me Pierre Desrosiers. Une interdiction de conduire de quatre ans s'ajoute à la peine.

L'accusée ainsi que la soeur de la victime, Jessica Thompson, ont toutes les deux écrit une lettre au tribunal pour expliquer leur réalité.

Mme Thompson a décrit «le déni, la colère, la dépression» avant d'aborder «l'acceptation», chose qu'elle voit toujours comme impossible, trois ans plus tard. «Si je l'avais appelé. Si... Si... Si...», a-t-elle écrit, pour expliquer son état d'âme. «On ne dort pas, on ne parle pas.»

La soeur a pris soin de son frère toute sa jeunesse lorsqu'il était enfant et qu'il suivait plusieurs traitements à l'hôpital. «C'est mon frère et mon meilleur ami.»

L'avocate de l'accusée a dit qu'il s'agissait d'une «histoire infiniment triste».

Me Mongeon a lu une lettre de sa cliente. «Elle a beaucoup de peine et pense à Jonathan tous les jours, a-t-elle résumé. Elle regrette de tout son coeur, et sait que la vie tient à un fil. Elle accepte les conséquences de ses actes. Elle dit qu'elle est encore là, qu'elle va se battre, car c'est ce que son ami aurait voulu: qu'elle continue.»

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