Peine avec sursis pour un proxénète

Un individu coupable de proxénétisme à Gatineau a été condamné à 12 mois de... (Jonathan Hayward, Archives PC)

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Jonathan Hayward, Archives PC

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Un individu coupable de proxénétisme à Gatineau a été condamné à 12 mois de détention à domicile mardi.

Les événements reprochés Jean-Marie Bain remontent à 2012, alors qu'il a incité une femme à se prostituer. 

La victime avait rencontré Bain sur un site de rencontre en ligne, puis elle avait déménagé chez lui trois mois plus tard. Sans emploi, elle avait entendu dire que Bain pouvait l'aider à se procurer de l'argent. 

Elle a accepté une proposition de Bain pour travailler dans des bars de danseuses, puis elle a par la suite accepté un travail d'escorte après que l'homme se soit plaint qu'elle ne rapportait pas assez d'argent comme danseuse. Bain conservait les revenus. 

Elle a quitté cet environnement après avoir dit à Bain qu'elle partait chercher son chien perdu. C'est alors qu'elle a communiqué avec la police.

Le juge Gaston Paul Langevin, de la Cour du Québec, a condamné Bain à passer les six premiers mois de sa sentence chez lui, 24 heures par jour. Pour les six derniers mois, Bain devra respecter un couvre-feu de 21h à 6h.

Une série de conditions ont aussi été imposées à Bain, dont entre autres l'interdiction de posséder des armes et de consommer de l'alcool ou des drogues. Il devra aussi garder la paix, rester à l'intérieur des limites de la province de l'Ontario, ne pas communiquer avec la victime et s'abstenir d'utiliser ou de posséder un téléphone cellulaire, sauf si cela lui est utile pour son emploi. Il lui sera en outre interdit de se trouver dans un rayon de 500 mètres de la victime et de se trouver dans des bars et établissements licenciés, sauf dans un restaurant pour y consommer un repas. Le juge lui a aussi imposé 100 heures de travaux communautaires.

En rendant sa sentence, le juge Langevin a indiqué que, parmi les facteurs à considérer, il y avait le fait que les événements se sont déroulés sur une courte période, que la victime était adulte et que c'était elle qui avait approché l'accusé et non Bain qui avait sollicité ses services.

«Nous ne sommes pas dans un cas où l'accusé sollicite, force, séquestre ou contrôle physiquement et psychologiquement sa victime. Il y a certainement une certaine contrainte, mais nous ne sommes pas dans un cas de contrainte extrême, sans dire qu'elle (la victime) était d'accord, il faut le dire», a expliqué le juge Langevin

Jean-Marie Bain habite à Toronto, où il travaille. Il a respecté ses conditions de remise en liberté qui lui ont été imposées en 2013, notamment celle de ne pas utiliser un ordinateur, ce qui a nui à ses projets de retourner aux études à l'université. 

Bain doit revenir devant le tribunal à Gatineau le 16 décembre prochain concernant un dossier d'extorsion.

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