Le grand patron de Pilon Ltée riposte

Le grand patron de Pilon Ltée, Roland Lavoie,... (Archives LeDroit)

Agrandir

Le grand patron de Pilon Ltée, Roland Lavoie, vient de riposter en exposant les nombreux motifs du licenciement de son fils dans un document en défense.

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dépenses excessives facturées à l'entreprise, dont la location de deux véhicules de luxe et l'achat d'une carte-cadeau de 4000$; favoritisme envers ses enfants; nombreuses absences du commerce; menaces répétées de claquer la porte du commerce et d'entraîner sa faillite.

Le grand patron de Pilon Ltée, Roland Lavoie, traîné devant les tribunaux par son fils Gilles pour la somme de 6,5 millions $, vient de riposter en exposant les nombreux motifs du licenciement de ce dernier dans un document en défense. 

Les deux hommes sont à couteaux tirés depuis la fin mai, alors que le patriarche de 91 ans et propriétaire unique de l'entreprise centenaire a limogé son fils et directeur général, quelques minutes avant l'ouverture du magasin de la rue Montclair, comme l'avait révélé LeDroit. Au cas où la délicate situation aurait dégénéré, la police avait même été appelée sur place, sans toutefois avoir à intervenir. 

L'ex-cadre, qui a oeuvré durant trois décennies pour l'entreprise, dit réclamer l'équivalent d'actions, de salaires, d'assurances, de bonis et des dommages et intérêts pour avoir été congédié. Rappelons que le petit-fils de Roland Lavoie, Sébastien, poursuit aussi son grand-père pour près de 700 000$. 

D'après un document de 11 pages préparé par l'avocat des défendeurs, Me Pierre McMartin, on apprend que, dès mai 2015, Roland Lavoie se fiait à son fils pour opérer l'entreprise, mais qu'à la suite de la «rupture du lien de confiance, à l'insubordination et au manque de loyauté» de ce dernier, il n'avait d'autre choix que de mettre fin à regret au lien d'emploi.

Le tout s'est fait «en préservant la dignité» de son fils, se défend l'homme d'affaires. 

Gilles Lavoie aurait entre autres menacé sur une base régulière sa mère Laurette de quitter Pilon Ltée avec son fils Sébastien et d'aller joindre les rangs d'un compétiteur, BMR, et de mener l'entreprise familiale à la banqueroute. Dans une lettre datée du 18 mai, 10 jours avant le renvoi de son fils, Mme Lavoie avait exigé qu'il cesse ses menaces. 

Pour justifier son congédiement, les défendeurs soutiennent également que l'ex-directeur général accordait des traitements de faveur à son fils Marc-André, employé de l'endroit, ainsi qu'à sa fille Josée-Anne, en plus d'avoir fait des dépenses «exagérées et non justifiées» aux frais de la compagnie, par exemple au restaurant. Qui plus est, on reproche à M. Lavoie d'avoir facturé à l'entreprise la location d'une Mercedes AMG 63 2015 et d'un Chevrolet Yukon 2015, sans compter un certificat-cadeau de 4000$ non autorisé lors d'un anniversaire.

Selon le document, les défendeurs indiquent que Gilles Lavoie a été très bien rémunéré pour le travail qu'il a accompli, en touchant notamment des bonis qui auraient excédés 12 millions $ au fil des années. 

Les vacances jugées «excessives» du demandeur sont aussi pointées du doigt, lui qui aurait séjourné dans un condominium en Floride pendant plusieurs semaines en 2015 et 2016, réclamant des sommes d'argent à Pilon Ltée pour ses billets d'avion, des sorties au restaurant et le transport de son véhicule de l'État ensoleillé vers Gatineau.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer