Un masturbateur compulsif plaide coupable

Un Gatinois qui lutte contre son envie constante de se masturber, partout, en... (Archives, LeDroit)

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Un Gatinois qui lutte contre son envie constante de se masturber, partout, en tout temps, est à court de ressources. En attendant, il séjourne à la prison de Gatineau, où il est placé en protection, étant donné le statut impopulaire réservé aux justiciables accusés de grossière indécence devant des enfants.

Claude McKinnon a plaidé coupable, jeudi, à un chef d'action indécente.

Alors qu'il purgeait une peine avec sursis en semblable matière, l'habitué de l'hôpital Pierre-Janet a récidivé, le 23 mai dernier.

Ce jour-là, une femme a appelé la police après avoir vu McKinnon se masturber, assis dans une chaise de plastique, à la vue d'enfants de 12 ou 13 ans, près de chez elle.

Le masturbateur compulsif a été arrêté une première fois, en mai 2015, quand un autre adulte a porté plainte après l'avoir vu en train de se masturber sur son balcon, en face de l'école primaire Côte-du-Nord, dans le quartier Mont-Bleu. Il a été condamné à une peine de six mois dans la communauté, en février dernier.

L'avocat de la défense, Me Jacques Belley, demande la peine minimale, soit trois mois de prison, alors que le procureur de la Couronne, Me Stéphane Rolland, une peine de six à neuf mois consécutifs aux six premiers. Le ministère public a demandé l'ajout du nom de l'accusé au registre des délinquants sexuels.

À court de ressources d'aide

La juge Lynne Landry a interrogé l'éducateur spécialisé de M. McKinnon, Normand Vachon, qui connaît le patient depuis une trentaine d'années. L'intervenant a expliqué au tribunal que les centres pouvant traiter les gens avec une déviance sexuelle et une maladie mentale à la fois étaient très rares, voire inexistants.

La juge a mandaté l'intervenant et Me Belley à trouver une ressource, si elle existe, avant de prononcer la peine appropriée. « Cet homme a besoin d'aide, mais on ne sait pas qui est en mesure d'aider », a résumé la juge.

« Je ne voyais pas les enfants, a dit l'accusé. On m'a dit qu'il y en avait. (...) J'ai des pulsions. »

Ce dernier a dit ne pas avoir succombé à ses pulsions depuis cinq semaines. Il dit ne pas être pédophile. En détention, il a eu le nez cassé par d'autres détenus.

Les pulsions de M. McKinnon sont devenues plus fréquentes depuis 2015, a observé son éducateur spécialisé. « Pour lui, c'est un défi de ne pas se faire prendre. »

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