Un homme violemment battu par son ami en 2013

Les blessures subies par le Gatinois Pascal Bertrand... (Courtoisie)

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Les blessures subies par le Gatinois Pascal Bertrand ont failli lui coûter la vie. Il a reçu 39 points de suture à la suite de l'agression.

Courtoisie

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Battu à coup de barre de métal en 2013, un homme a témoigné contre son ami au banc des accusés, même s'il dit avoir fait la paix avec lui depuis les événements.

C'est en voulant protéger une femme de son conjoint que Pascal Bertrand, un Gatinois de 37 ans, a failli mourir.

Le 21 décembre 2013, le résident du boulevard St-Joseph, secteur Hull, a été réveillé par une femme en crise. Cette femme est la conjointe de l'accusé, Benoit Desjardins-Fournier, 31 ans. Ce dernier a subi la première partie de son procès au palais de justice de Gatineau, jeudi dernier.

Vers midi trente, le 21 décembre 2013, M. Bertrand dormait lorsque la femme s'est réfugiée chez lui en criant. « Ça m'a réveillé, a-t-il témoigné à la cour. Je suis allé dans la cuisine. Il y avait (la conjointe) qui était évidemment maganée. Elle avait mangé des coups. »

« Elle criait, comme... 'Mon chum m'a battue à coups de barre... J'ai fermé la porte, pis Ben est arrivé. »

Selon M. Bertrand, le conjoint de la femme a d'abord cassé une vitre de son appartement, avant d'entrer par la porte. Sur la table se trouvait un pistolet à plomb à air comprimé.

« J'ai ouvert le feu sur monsieur Fournier comme moyen de défense, parce qu'il rentrait dans ma résidence avec la barre, puis il 'swignait'. »

Cette barre, selon le témoin, avait trois pieds de longueur et deux pouces de diamètre. L'homme à la barre de métal aurait été atteint par au moins un plomb.

« Je veux ma f...ing » femme », aurait crié l'accusé, qui avait consommé des méthamphétamines avec M. Bertrand, la nuit précédente.

« Il a commencé à 'swinger', moi j'ai ouvert le feu, j'ai mangé un coup, a raconté M. Bertrand. À partir de là, c'est pas mal vague. »

Frôler la mort 

La victime du coup de barre dit avoir perdu 39 % de la vue de son oeil gauche. « À un millimètre de crever mon oeil, a-t-il précisé au juge Valmont Beaulieu. Je pouvais voir mon squelette avec les tendons, les veines puis les dents. J'ai eu 39 points de suture et une plaque de titanium. (...) Je regarde la photo puis j'ai l'air mort. Il restait un demi-litre de sang à perdre puis j'étais mort. »

Les policiers ont été appelés par un voisin observant un homme vociférant à l'extérieur, barre de métal en main, et sang dégoulinant des yeux.

Les deux belligérants se connaissent depuis l'adolescence.

« Je l'ai revu (l'accusé). On a même fait la paix en plus, a ajouté M. Bertrand. C'est ça qui me fait ch... le plus. C'est mes amis. Ça ne me tente pas d'être ici, à matin. »

M. Bertrand craignait d'être accusé s'il ne se présentait pas à ce procès.

Le procès doit se poursuivre à la fin de l'été. Benoit Desjardins-Fournier a maintenu son plaidoyer de non-culpabilité. Il s'est rendu à la police lorsqu'elle s'est présentée chez lui, vers 15 h 45.

Les émotions ont envahi la femme, qui, lors de son témoignage, a dit se sentir coupable d'avoir été sur les lieux. « Ce ne serait pas arrivé », a-t-elle laissé tomber.

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