Sept ans pour avoir laissé sa victime pour morte

C'est l'interception du véhicule volé, à Ottawa, qui... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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C'est l'interception du véhicule volé, à Ottawa, qui a permis de découvrir l'homme laissé pour mort dans ce bâtiment de la rue du Château, à Gatineau.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Un homme de 38 ans décrit comme «l'image des conséquences tragiques des drogues dures» écope sept ans de prison pour avoir battu son colocataire, le laissant pour mort, le 26 février dernier.

C'est le commentaire qu'a émis le juge Raymond Séguin, jeudi, à Gatineau, lorsqu'il a accepté la proposition commune de la défense et de la Couronne dans le dossier de Gabriel Tremblay.

L'homme au passé trouble a plaidé coupable à un chef de voie de fait grave contre le colocataire qui est devenu sa victime.

Le 26 février dernier, Gabriel Tremblay, complètement givré sur le crack, a rossé l'homme qui avait accepté de l'héberger. Ce même homme lui fournissait de la drogue en échange de services, a expliqué le procureur de la Couronne, Me François Santerre.

Dans son délire, Tremblay n'en pouvait plus d'entendre le bruit que faisait l'autre homme. Il l'a battu au point tel que la victime a eu un oeil crevé, et subi un important traumatisme crânien le laissant sans connaissance.

Gabriel Tremblay a volé sa voiture et pris la fuite.

Le criminel a dit avoir approché lui-même la police d'Ottawa, le lendemain, pour lui dire qu'il s'inquiétait du sort de l'homme abandonné sans son condo du secteur Hull. Il aurait même affirmé avoir tué sa victime.

Importantes blessures

«C'est un pur miracle que l'homme ne soit pas décédé, a dit le magistrat. Si vous ne l'aviez pas dit à la police, il serait peut-être mort.»

La victime souffrant de multiples fractures a été retrouvée dans un bain de sang, par les policiers et paramédics. L'avocate de Tremblay, Me Nathalie Ferland, a relaté la jeunesse trouble de son client, marquée par des problèmes de comportement, des abus sexuels et une consommation précoce de drogue. «Depuis le début, dit-elle, mon client a dit aux policiers qu'il avait besoin d'aide.»

Avant les événements de février, l'Hôpital Montfort, à Ottawa, avait accepté de le libérer puisqu'il se comportait plutôt bien, dans le cadre de ses traitements psychiatriques.

Les «bruits» surgissent dans son esprit lorsqu'il consomme drogue et alcool.

«J'ai blessé cet homme, a dit, émotif, Gabriel Tremblay. Je n'aurais pas dû rester là-bas.»

La victime a dû vendre son chalet et son condo par mesure de sécurité, à la suite des événements. Il dit vivre dans l'insécurité, et la peur de tomber face à face avec son agresseur. Il a eu un oeil crevé, et a été défiguré. Il pourrait se voir interdire de conduire, à cause de sa visibilité réduite.

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