Les accusés auraient un alibi

Bhupinderpal Gill a indiqué qu'il n'avait pas parlé... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Bhupinderpal Gill a indiqué qu'il n'avait pas parlé de sa relation secrète aux policiers, afin que ses enfants ne soient pas au courant de cette relation interdite.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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« Êtes-vous impliqué dans la mort de Jagtar Gill ? »

« Non. »

La réponse de Bhupinderpal Gill, un chauffeur d'OC Transpo accusé du meurtre prémédité de sa femme Jagtar, le 29 janvier 2014, est catégorique. Il ne l'a pas tuée, et sa maîtresse, Gurpreet Ronald, a un alibi.

Pourtant, le ministère public accuse les deux amants secrets d'avoir prémédité le meurtre de cette femme qualifiée de « détestable » par son mari.

La maîtresse, et coaccusée de M. Gill, est elle aussi chauffeuse d'OC Transpo. C'est au travail qu'ils se sont connus.

Selon la Couronne, les deux amoureux se sont débarrassés de Jagtar Gill pour vivre leur amour sans obstacle.

L'avocat de l'homme, Me James Harbic, a mis sa dernière carte sur la table en invitant son client à la barre des témoins.

Bhupinderpal Gill a répété qu'il n'avait pas engagé de tueur à gages ni tué sa femme de ses propres mains, dans la résidence familiale de Barrhaven.

Le corps a été découvert par sa fille, en ouvrant la porte de sa maison. Ses cris ont alerté le père, qui a vu, à son tour, le corps ensanglanté de sa femme. Le père de famille a composé le 9-1-1, et s'est lavé les mains tachées de sang.

L'accusé, à la barre des témoins depuis vendredi, a dit que sa belle-famille savait qu'il fréquentait une autre femme. Selon lui, son beau-frère est allé à la police d'Ottawa pour l'accuser de meurtre.

Me Harbic lui a demandé à nouveau s'il était impliqué dans cette affaire. « Non », a répété le prévenu, ajoutant qu'il était prêt à subir le test du détecteur de mensonges. Un tel test n'est pas reconnu légalement dans le cadre d'un procès.

M. Gill a affirmé, lundi, que son amante ne pouvait pas être suspecte, non plus. Il dit l'avoir confrontée après la mort de sa femme. « Elle a dit non et qu'elle avait un alibi. »

Cet alibi n'a toutefois pas été précisé. La coaccusée n'a pas encore témoigné, et on ignore si la femme acceptera de le faire.

Bhupinderpal Gill a indiqué ne pas avoir tout dit à la police d'Ottawa, « gelé » par les événements. Il a fait valoir qu'il n'avait pas parlé de sa relation secrète aux policiers, afin que ses enfants ne soient pas au courant de cette relation interdite. Après quelques jours, il se sentait devenir de plus en plus la cible de suspicions, et a décidé de garder le silence.

Le mariage avec sa femme, a-t-il confirmé, était « arrangé ».

Le couple faisait partie de la communauté sikhe d'Ottawa. D'ailleurs, la salle du palais de justice où se déroule le procès est pleine, tous les jours. Plusieurs connaissances des familles éprouvées suivent le procès sur une base quotidienne.

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