Un vol de chat, la réincarnation de sa mère

André Gauvin, 47 ans, a expliqué qu'il avait... (Archives AP)

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André Gauvin, 47 ans, a expliqué qu'il avait fait une introduction nocturne à la SPCA de l'Outaouais, le 5 juin, pour s'emparer d'un chaton.

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Un Gatinois affirmant que sa mère s'est réincarnée en chat écope 60 jours de détention pour s'être introduit pendant la nuit à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l'Outaouais.

Le tribunal a dû composer avec un individu troublé, jeudi matin.

André Gauvin, 47 ans, a expliqué au juge qu'il avait fait une introduction nocturne à la SPCA, le 5 juin, pour s'emparer du chaton.

«J'ai perdu mon chat, a-t-il dit à la cour. Il est porté disparu le mois de novembre dernier, 'pis' il est revenu jeune. Il a été réincarné. Le chat d'une sorcière de neuf vies. Il a vraiment neuf vies et plus. 'Pis' c'est le p'tit chat... Il m'a reconnu. C'est Mira. Il faut absolument... Il est destiné à moi ce chat-là. C'est ma mère. On est heureux ensemble. C'est tout ce que j'ai besoin dans la vie pour être heureux. C'est mon p'tit chat.»

Le juge Valmont Beaulieu a dû composer avec le délire de l'individu - un habitué de l'hôpital Pierre-Janet - et les notions de droits qui s'appliquent.

«Le chat, il faut l'avoir légalement», a dit le magistrat. M. Gauvin a pris la balle au bond pour lui demander d'appeler à la SPCA pour l'aider à reprendre le petit chat. «Je ne peux pas faire cela, a répondu le juge. Regardez ça avec votre travailleuse sociale.»

L'accusé verbomoteur a plaidé coupable à des accusations de menaces prononcés en 2015, lorsqu'il a été expulsé de son logement. 

M. Gauvin accuse son ex-propriétaire d'avoir vendu ses effets personnels et d'en avoir mis une partie aux poubelles.

Il soutient que ses avoirs valent deux millions $. «Des icônes religieux pis des artefacts irremplaçables.»

Certaines accusation retirées

La procureure de la couronne, Me Marie-Josée Genest, a énuméré les faits reliés à la cause. L'avocat de la défense l'a par ailleurs remerciée d'avoir retiré certaines accusations, évitant ainsi la multiplication des suramendes.

Me Genest dû lire ce qui avait été dit par l'accusé, à la suite de son arrestation. 

«...Que votre mère était dans un éléphant, que vous étiez un vampire que vous faisiez de la sorcellerie.»

«Je n'ai pas dit que ma mère, c'est un éléphant, a rétorqué l'accusé. J'ai dit que ma mère, c'est mon p'tit chat noir. L'éléphant il valait un million. Il est en marbre.»

Le juge a dit avoir «compris la situation». Il a expliqué que le tribunal ne lui en voulait pas systématiquement, et que des gens pouvaient l'aider.

Parmi les autres bris d'engagement de la cour, M. Gauvin a été reconnu coupable d'avoir bu de l'alcool, le 23 juin 2015.

«C'était la Saint-Jean», a répondu l'accusé, qui dit avoir demandé un autographe au chanteur Martin Deschamps après son spectacle.

Lors de son introduction dans les locaux de la SPCA, l'amoureux des félins n'a fait aucun dommage. Les employés n'ont rien remarqué en arrivant au bureau, jusqu'à ce qu'ils constatent qu'un chaton était absent.

En visionnant les bandes vidéo des caméras de surveillance, ils ont reconnu le suspect, qui avait tenté d'adopter en vain le petit chat, auparavant.

«Monsieur est dans une situation difficile», a dit l'avocat de la défense, Marc-André Cayen, traduisant l'aspect moins tragi-comique de la situation.

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