Gilles Lavoie poursuit son père et Pilon Ltée

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Roland Lavoie et Pilon Ltée sont visés par une poursuite de 6,5 millions $ dirigée par Gilles Lavoie, qui a été congédié de son poste de directeur général de l'entreprise le 30 mai dernier.

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L'ex-directeur général de Pilon Ltée poursuit son père, propriétaire de l'entreprise bien connue en Outaouais, pour plus de six millions de dollars.

Une requête en Cour supérieure a été déposée au palais de justice de Gatineau jeudi. Elle résume un conflit d'affaires teinté par une chicane de famille impliquant beaucoup d'argent.

Fournisseur de matériaux de construction, Pilon Ltée est dirigé par la famille Lavoie.

Gilles Lavoie, le fils du propriétaire Roland Lavoie, occupait les fonctions de directeur général jusqu'à ce qu'il soit «congédié manu militari» le 30 mai dernier, selon ce qu'indique la requête.

La poursuite de 6,5 millions $ est dirigée contre Roland Lavoie et l'entreprise Pilon Ltée.

L'ex-directeur général réclame l'équivalent d'actions, de salaires, d'assurances, de bonis et des dommages et intérêts pour avoir été mis à la porte.

Le 1er juin dernier, LeDroit rapportait déjà que l'important changement de garde s'était opéré dans la douleur. La police de Gatineau avait confirmé avoir répondu à une «demande d'assistance», visant à prévenir qu'une situation délicate s'envenime.

Selon le document de la cour, «deux mandataires» de Roland Lavoie attendaient le fils, dans l'entreprise, en début de matinée, le 30 mai.

«Gilles reçoit un appel de son fils Sébastien l'informant que ses deux beaux-frères Anthony Cannavino, le conjoint de sa soeur Ginette, un policier à la retraite, ainsi que Sylvain Piché, conjoint de sa soeur Julie, qui lui est policier à la Ville de Gatineau, sont chez Pilon dans le bureau de (Roland) Lavoie.»

Plus loin, on lit qu'une voiture de patrouille de la police de Gatineau est stationnée sur la propriété du commerce. Gilles Lavoie affirme que cette présence a donné faussement l'impression qu'il était impliqué dans des «malversations».

Arrivé sur place, Gilles Lavoie, directeur général depuis 15 ans, dit avoir été sommé de remettre son cellulaire et sa voiture de fonction. «Faute de remettre volontairement les clés du véhicule (...) et son cellulaire, le policier à l'extérieur du commerce interviendra.»

Gilles Lavoie dit avoir été expulsé «manu militari [...] de façon cavalière et humiliante» devant des employés et des clients.

Jusqu'à cet incident, les administrateurs reconnus étaient les trois fils de Roland Lavoie, soit Gilles, Sylvain, et Yvon.

Au début du mois, M. Cannavino avait affirmé que Roland Lavoie avait décidé de réorganiser son entreprise «en fonction des années à venir».

«Il a 91 ans et il est toujours aussi dynamique et alerte intellectuellement, avait-il dit. Il a décidé qu'il voulait imposer ce changement. Son intention, c'est que son entreprise demeure une propriété familiale pour les 100 prochaines années. M. Lavoie fera sa restructuration étape par étape, tranquillement, comme il a toujours fait et les postes (de direction) seront donnés au mérite.»

La requête en Cour supérieure fait état de l'état de Gilles Lavoie à la suite de son congédiement qu'il juge injustifié. «Gilles a été démoli et meurtri par cette outrageante démonstration de force absolument inutile d'une stratégie malicieuse mise en place afin de l'intimider et de l'humilier.»

En plus de ses 15 années de service, le poursuivant dit avoir travaillé 33 ans pour l'entreprise familiale.

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