Émard demandera une libération provisoire

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Le chef présumé des Rock Machine, Jean-François Émard

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Le chef présumé des Rock Machine, Jean-François Émard, demandera une libération provisoire à la Cour de justice de l'Ontario. C'est ce qu'a indiqué son avocat, Me Yves Jubinville, à la suite d'une conférence préparatoire tenue mardi, au palais de justice de L'Orignal.

Jean-François Émard, 39 ans, est incarcéré depuis le 29 avril à la suite d'une altercation avec Pascal Carrier, 47 ans, survenue dans un bar à Casselman. Tous deux font notamment face à des accusations de possession illégale d'une arme prohibée ou à autorisation restreinte chargée. Une seule arme à feu a été retrouvée sur les lieux.

Selon Me Jubinville, les conditions de détention de son client pèsent lourd dans la balance. Jean-François Émard est actuellement au Centre détention d'Ottawa-Carleton, en attente de procès.

« C'est une prison qui est surpeuplée par rapport à sa capacité initiale. C'est pourquoi on envisage de faire une enquête pour demander à la juge de paix que M. Émard soit remis en liberté en attendant le dénouement du dossier », a précisé Me Jubinville.

L'avocat criminaliste reconnaît que le processus pourrait être ardu. « Si on fait cette enquête-là, dit-il, c'est certain qu'un plan sera mis de l'avant avec des garants qui seront assignés, ce qui pourrait certainement apaiser les inquiétudes qu'un juge pourrait avoir face à sa remise en liberté. »

Les procédures judiciaires ont été ajournées jusqu'au 16 août. Ce délai doit permettre la réception de preuves supplémentaires dans le dossier. Il est entre autres question des résultats d'analyse de l'ADN retrouvé sur l'arme à feu.

Selon Me Jubinville, il s'agit d'un processus qui peut prendre plusieurs semaines. D'ailleurs, plus de sept semaines se sont écoulées depuis l'arrestation.

« Ce n'est pas inhabituel d'avoir un délai d'un à deux mois dans un dossier comme celui-là. Il y a un nombre limité d'experts qui doivent faire une série d'analyses sur toutes sortes d'objets incriminants pour la province. Ce n'est sûrement pas ce dossier-ci qui est en priorité ».

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