Un locataire fraudeur plaide coupable

De jeunes locataires de la rue Jacques-Cartier avaient... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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De jeunes locataires de la rue Jacques-Cartier avaient confié leur argent à M. Normand, qui se faisait passer pour le propriétaire légitime. Il a fallu la police pour mettre un terme à ses agissements. La Couronne a retiré les chefs d'accusation reliés à ce conflit, mais a obtenu son plaidoyer de culpabilité sur deux autres chefs impliquant d'autres propriétaires.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un locataire gatinois s'est reconnu coupable de fraudes en utilisant la supercherie pour louer un logement et cesser de payer son loyer par la suite.

Dans la même journée de vendredi, le principal intéressé a présenté ses excuses sur Facebook, allant même jusqu'à féliciter l'une des plaignantes pour sa «détermination». Cette dernière s'est dite peu impressionnée.

Vendredi, Denis Normand a plaidé coupable à deux chefs sommaires de fraude, commises auprès de deux propriétaires impayés. Sa sentence doit être rendue en septembre. Une troisième accusation, dans laquelle on lui reprochait d'avoir soutiré de l'argent à d'autres locataires de la rue Jacques-Cartier, en se faisant passer pour le propriétaire des lieux, doit être retirée lors du prononcé de la sentence.

Sa coaccusée, Marianne Lamesse, sera blanchie des accusations puisque la Couronne retirera les chefs contre elle lorsque M. Normand recevra sa sentence.

Selon les faits reconnus en cour, M. Normand a entre autres refusé de payer son loyer en soutenant à tort que l'air de son logement était vicié par l'installation d'une ancienne serre de cannabis. «Dès le départ, son intention était de ne pas payer», a résumé le procureur de la Couronne, Me Pierre Desrosiers.

Mireille Rochon, une propriétaire de logements ayant porté plainte contre M. Normand, s'est dite satisfaite de ce plaidoyer de culpabilité. «On n'avait jamais rencontré un tel personnage auparavant.» Mme Rochon et son conjoint ont été fraudés pour 3100$. Les autres victimes ont perdu un peu plus de 1000$.

«Il faut se méfier des beaux parleurs, dit-elle. Si on avait été les seuls pris au piège, ç'aurait été de la naïveté, mais il fait ça depuis plus de 20 ans.»

Des remerciements sur Facebook

Vendredi, M. Normand a écrit sur Facebook qu'il présentait ses excuses, se réjouissant de régler son dossier judiciaire.

«J'ai repris ma vie en main et finalement... je suis en paix!!! Je m'en voudrais de ne pas souligner les efforts admirables de Mme Mireille Rochon... la femme d'un des plaignants dans ma cause!!! Elle a travaillé sans relâche pour réussir à amener cette triste histoire... devant les tribunaux!!! Wow... quelle femme courageuse et tenace... comme j'en ai jamais vu!!! Malgré nos disputes... j'ai beaucoup d'admiration... pour elle!!! Je la félicite pour... sa détermination!!! Son intervention m'a forcé à resté focus et très certainement aidé... à devenir abstinent!!!»

De son côté, Mme Rochon s'est dite peu impressionnée par cette sortie.

En septembre 2014, la CORPIQ réagissait à «ce qui semble être le premier cas où une accusation criminelle est portée contre un locataire accusé de supercherie dans le but de louer un logement, pour ensuite ne plus payer son loyer».

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