Meurtre de Jagtar Gill: les accusés ont consulté une voyante

Bhupinderpal Gill est accusé de meurtre avec préméditation.... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Bhupinderpal Gill est accusé de meurtre avec préméditation.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Les amants accusés du meurtre de Jagtar Gill, une Ottavienne de 43 ans tuée à l'arme blanche dans sa résidence de Barrhaven le 29 janvier 2014, ont consulté une voyante pour connaître leur avenir commun.

Le mari de la victime, Bhupinderpal Gill, et sa maîtresse présumée, Gurpreet Ronald, sont accusés de meurtre prémédité.

Jeudi, la Couronne a appelé à la barre des témoins Susanne Shields, une fonctionnaire fédérale qui oeuvre aussi comme «coach de vie», consultante et voyante.

Mme Shields a connu Gurpreet Ronald lorsque cette dernière était coiffeuse. Un lien d'amitié s'est forgé entre les deux femmes. Plus tard, Mme Ronald s'est trouvé un emploi comme chauffeuse d'autobus chez OC Transpo, où elle a rencontré un autre chauffeur, Bhupinderpal Gill.

Les deux collègues de travail ont développé des sentiments amoureux, malgré le fait qu'ils étaient mariés à d'autres personnes.

«J'ai senti que Gurpreet était insatisfaite de son union avec [son mari], a expliqué l'amie de l'accusée. Je savais qu'elle était de plus en plus proche d'un collègue.»

Gurpreet Ronald savait que Mme Shields travaillait comme «coach de vie», mais sans en connaître davantage sur ses activités de médium. Mme Ronald parlait de plus en plus de cet «ami» du travail.

À la fin d'un quart de travail, les deux amants allégués se sont rendus au bureau de la voyante. «On a discuté des autres époux, a dit Mme Shields. Je voulais savoir pourquoi ils n'étaient pas capables de communiquer avec eux. J'ai compris que pour M. Gill, le divorce n'était pas une option. Il a ensuite commencé à parler de sa femme (la victime). Il lui donnait des surnoms, me disait combien il la détestait, il disait que c'était une "femme nazie", une "femme Hitler", une dictatrice qui dirigerait tout dans la maison.»

Mme Ronald, de son côté, voulait savoir si son amie Susanne entrevoyait un avenir entre elle et son collègue d'OC Transpo.

Mais la voyante voulait davantage agir comme conseillère que comme diseuse de bonne aventure. «Il y a une grande différence entre les deux», a précisé la témoin.

Les amants présumés ont insisté pour que la femme «lise» leur avenir, ce à quoi elle a répondu que les choses ne devaient pas se passer ainsi dans l'immédiat. Elle a rappelé l'importance pour chacun des amants de parler avec leurs conjoints respectifs, mais Bhupinderpal Gill continuait de dire combien sa conjointe était une «personne horrible».

Le témoignage de Susanne Shields doit se poursuivre vendredi, dans un procès qui attire le public, au palais de justice d'Ottawa. Cette affaire a secoué la communauté sikhe d'Ottawa, dont font partie les deux accusés.

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