Chelsea règle le dossier du Centre Meredith hors cour

Les travaux de construction du Centre Meredith se... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Les travaux de construction du Centre Meredith se sont terminés au-delà de l'échancier initial du 31 décembre 2011. Le bâtiment neuf n'a pu être accessible au public qu'en juillet 2012, six mois plus tard.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Une poursuite de 460 000$ intentée en 2011 contre la municipalité de Chelsea, dans le projet de construction du Centre Meredith, a été réglée hors cour, a appris LeDroit.

Construction GMR Associés avait tenté d'obtenir le lucratif contrat de construction du centre récréo-sportif en répondant à l'appel d'offres lancé en 2010.

Chelsea avait plutôt retenu la compagnie Pomerleau et refusé d'évaluer le projet de GMR. L'édifice de 10 millions $ a officiellement ouvert ses portes en septembre 2012, mais était accessible au public deux mois auparavant.

Dans sa requête initiale, GMR affirmait qu'il était le plus bas soumissionnaire conforme. La municipalité avait nié ces allégations, répliquant que le soumission n'était pas en règle.

L'entente hors cour est confidentielle, mais les documents publics consultés au palais de justice de Gatineau décrivent bien la nature du conflit qui s'est réglé le 17 mai dernier en Cour supérieure.

Bien que la municipalité de Chelsea demandait que le bâtiment soit prêt le 31 décembre 2011, GMR avait soutenu qu'il était irréaliste d'exécuter les travaux avant cette date. GMR disait cependant être capable de le faire pour le 1er juillet 2012.

L'entreprise Pomerleau avait indiqué, dans son offre de service, être capable de respecter l'échéancier serré du 31 décembre 2011. Mais des retards ont été observés et le bâtiment neuf n'a pu être accessible au public qu'en juillet, six mois plus tard.

«Il est clair, indiquait GMR à l'époque, que l'échéancier prévu au document d'appel d'offres par la défenderesse (Chelsea) ne pouvait, dans les faits, être respecté par aucun entrepreneur.»

Selon le constructeur, les représentants de la municipalité «ont agi avec témérité, négligence et insouciance», ce que l'administration municipale elle-même réfute, faisant valoir «la bonne foi» de ses responsables.

«Bien que dans les faits, les travaux de construction du Centre Meredith se sont terminés au-delà de la date du 31 décembre 2011, au moment du processus d'adjudication du contrat, la municipalité de Chelsea ne pouvait savoir ou prévoir que les travaux prendraient plus de temps pour être complétés et que l'échéance du 31 décembre 2011 ne serait pas complétée», écrit la municipalité de Chelsea dans sa défense. «Le fait que la demanderesse (GMR) ait soumis un échéancier des travaux prévoyant une date de travaux ultérieure au 31 décembre 2011 constituait alors une non-conformité majeure et importante aux documents d'appel d'offres.»

Me Richard Leblanc, qui représente GMR, n'a pas commenté le dossier, mais a rappelé qu'il est temps que l'industrie soit supervisée par l'Autorité des marchés publics, que le gouvernement provincial s'est engagé à créer cette année.

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