Huit ans de prison pour une attaque «gratuite» au couteau de boucherie

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L'agression est survenue sur la rue Garneau en septembre 2012.

Martin Roy, archives LeDroit

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L'auteur d'un crime d'une «violence exceptionnelle» survenu dans le Vieux-Hull, en septembre 2012, écope de huit ans de pénitencier.

La sentence de Rickey Hankey a été rendue mercredi, presque quatre ans après qu'il ait planté un couteau de boucher de 8 pouces dans la tête de sa victime.

Le 15 septembre 2012, M. Hankey a reçu sa victime Samuel Nboneko, ainsi d'autres personnes, à sa résidence de la rue Garneau après une soirée dans un bar d'Ottawa. L'hôte a mis tout le monde à la porte vers 3h15 du matin, dans une certaine «panique». La victime, qui avait oublié son sac et une bouteille d'alcool, a tenté de revenir à l'intérieur en frappant à la porte avec ses pieds, puis ensuite avec une planche de bois.

La réponse de Rickey Hankey a été démesurée au point où, selon les mots du juge Gaston-Paul Langevin, il a frappé sa victime, qui est «tombée comme une poupée de chiffon» au sol, d'un coup de couteau au crâne.

La blessure profonde de 5 ou 6 pouces n'a miraculeusement pas tué M. Nboneko. Ce dernier en garde cependant des séquelles permanentes. Il ne peut plus conduire de camion dans le cadre de son travail et éprouve des problèmes de mémoire.

Rickey Hankey a abandonné sa victime au sol, la laissant pour morte. «Au lieu d'appeler le 9-1-1, il a bougé l'homme dans le but de ne pas être suspecté pour son geste», a soulevé le juge. Le Gatinois était en train de nettoyer son plancher et ses murs ensanglantés lorsque les services d'urgence sont arrivés.

La Couronne demandait de 7 à 9 ans de pénitencier; la défense, de 3 à 6 ans.

En comptant la détention préventive, il lui reste quatre ans et demi (53 mois) à purger. Le juge a refusé, plus tôt dans le procès, de déclarer l'individu délinquant dangereux à contrôler. Le magistrat a cependant précisé que M. Hankey avait une longue feuille de route en matière criminelle, soit 24 dossiers depuis 1997.

«Il s'agit d'une violence exceptionnelle, a commenté le juge. Un couteau de boucherie, un geste gratuit...»

La défense avait tenté d'obtenir un acquittement en faisant valoir la légitime défense de l'individu, qui se serait senti agressé par les coups de pied dans la porte.

Le nom de M. Hankey a circulé à plusieurs reprises depuis 2008, lorsqu'il a été acquitté du meurtre non prémédité d'un jeune itinérant d'Ottawa, Steven «Cactus» Bériault.

La victime avait été poignardée à plusieurs reprises sous le passage piétonnier près du Centre Rideau, en juin 2006. Le jury avait alors retenu la version de la légitime défense. Le tribunal n'a pas pu prendre en compte cette histoire dans sa décision de mercredi.

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