Un point final à la saga Cormier-Gonzalez

Marc Cormier a été condamné mardi à une peine... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Marc Cormier a été condamné mardi à une peine de six mois d'emprisonnement, tandis que sa conjointe, Manuela Gonzalez, a obtenu une absolution conditionnelle assortie d'une probation d'un an sans suivi.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Après presque deux ans de rebondissements, un point final a été mis à la saga judiciaire impliquant le couple gatinois formé par le spécialiste en biomécanique Marc Cormier et sa conjointe Manuela Gonzalez, mardi matin, lorsque la juge Rosemarie Millar a entériné la proposition commune de la Couronne et de la défense.

M. Cormier a été condamné à une peine de six mois d'emprisonnement, mais en tenant compte du temps de détention préventive que l'accusé a déjà purgé, il ne lui reste que 39 jours à passer derrière les barreaux. L'homme de 51 ans sera également sous le coup d'une probation d'un an sans surveillance et d'une interdiction de conduire pendant trois ans. 

Quant à Mme Gonzalez, le tribunal lui a donné une absolution conditionnelle assortie d'une probation d'un an sans suivi. La défense avait indiqué que sa cliente risquait de perdre son emploi d'enseignante si elle avait un casier judiciaire. 

« Ça met fin à une longue saga judiciaire qui ne semblait plus avoir de fin », a indiqué le magistrat, ajoutant qu'un long procès a ainsi pu être évité.                                                            La juge Millar a cependant tenu à préciser que même si la proposition commune de sentence n'était manifestement pas déraisonnable, les crimes reprochés au couple étaient très sérieux et les individus semblent avoir agi comme s'ils étaient au-dessus de la loi. 

Le couple avait plaidé coupable lundi à une accusation de complicité dans l'évasion de leur fils Francis, à l'automne 2014. Ce dernier, alors détenu pour une affaire de voies de fait graves, avait été libéré par erreur au palais de justice de Gatineau. Par la suite, il ne s'était pas rendu aux autorités, à leur demande, puis avait été arrêté huit jours plus tard. Il a depuis purgé sa peine d'emprisonnement et a recouvré sa liberté il y a quatre mois. 

Fait à noter, une fois que la juge Millar a rendu sa décision, Marc Cormier, menottes aux poignets, s'est levé dans le box des accusés pour dénoncer haut et fort le fait qu'il lui serait interdit d'approcher le sergent-détective du Service de police de la Ville de Gatineau, Pierre Bastien, mais que l'inverse ne s'appliquait pas. 

« On a un problème ici, avec le sergent Bastien qui est présent aujourd'hui, a-t-il lancé en pointant du doigt ce dernier dans la salle de cour. Moi je n'ai pas le droit d'être proche de lui, mais lui est encore dans ma salle. Ça fait deux ans qu'il me suit et qu'il fait des filatures d'au-dessus de 250 heures avec des investigations à mon insu. [...] Il me suit tout le temps et il me harcèle », a-t-il lancé.

Ce à quoi la juge Millar a tôt fait de répliquer qu'il s'agissait d'une audience publique à laquelle n'importe qui pouvait assister. 

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