Dossier Cormier-Gonzalez: la juge prête à rendre sa décision

Marc Cormier et sa conjointe Manuela Gonzalez  avaient... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Marc Cormier et sa conjointe Manuela Gonzalez  avaient plaidé coupables en octobre 2014 à une accusation de complicité lors de l'évasion de leur fils Francis.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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La juge Rosemarie Millar doit rendre sa décision finale mardi, dans un épineux dossier impliquant le spécialiste en biomécanique Marc Cormier et sa conjointe Manuela Gonzalez. La Couronne et la défense ont présenté une proposition commune, lundi, dans laquelle M. Cormier recevrait une sentence de six mois de détention, et Mme Gonzalez, une absolution conditionnelle.

Le couple a plaidé coupable à une accusation de complicité lors de l'évasion de leur fils Francis, en octobre 2014. Ce dernier, libéré par erreur, au palais de justice de Gatineau, a admis sa culpabilité dans ce dossier, ainsi qu'à une accusation de voies de fait grave survenus en décembre 2015.

L'absolution conditionnelle ferait en sorte que Mme Gonzalez serait considérée comme sans antécédent judiciaire.

En comptant le temps de détention préventive, Marc Cormier doit passer 40 jours derrière les barreaux.

« Les négociations ont pris beaucoup de temps pour avoir une résolution globale, qui ne prendra pas cinq jours de procès, a dit Me Diane Condo, avocate du couple. Il s'agit, dans le cas de Mme Gonzalez, de crimes d'opportunisme. »

La chose s'est reproduite au Casino du Lac Leamy en croisant par hasard la victime de son fils. « Ce n'était pas planifié. » Me Condo a ajouté que la détention préventive et la médiatisation de l'affaire avaient eu un effet dissuasif sur sa cliente. « La médiatisation a affecté la vie privée et professionnelle. Il y aura des répercussions. »

Mme Gonzalez a reconnu être entrée en communication avec la victime de son fils, l'hiver dernier, en le croisant au Casino. Elle s'est aussi reconnue coupable d'avoir fait du tapage dans le lieu public qu'est le Casino du Lac Leamy. Elle aurait aussi invectivé la victime.

Le couple avait fait appel aux médias pour dénoncer le système judiciaire, en décembre 2014.

Le procureur de la Couronne, Me Joey Dubois, a demandé des arrêts de procédures sur quelques accusations déposées contre M. Cormier et Mme Gonzalez.

Quant à M. Cormier, il a plaidé coupable de complicité après l'évasion de son fils Francis, de conduite malgré une interdiction de la cour, et de tentative d'entrave à la justice, en forçant un témoin à changer sa version des faits dans les dossiers pour lesquels il était accusé.

Il a aussi plaidé coupable de ne pas avoir respecté la paix et gardé une bonne conduite, comme le commandait une ordonnance de la cour.

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