Justice en français: encore «du chemin à faire» en Ontario

Le 29 mai dernier, la procureure générale de l'Ontario,... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Le 29 mai dernier, la procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur, a annoncé la mise sur pied d'un projet pilote de deux ans pour améliorer l'offre active des services juridiques en français.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Malgré les progrès réalisés pendant la dernière année, il reste du chemin à faire pour amener les Franco-Ontariens à demander instinctivement à être assistés dans leur langue lorsqu'ils ont affaire à l'appareil juridique provincial.

Le 29 mai dernier, la procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur, a annoncé la mise sur pied d'un projet pilote de deux ans pour améliorer l'offre active des services juridiques en français. Le palais de justice d'Ottawa est devenu le laboratoire d'une initiative visant à éveiller les consciences quant à la dualité linguistique de l'appareil judiciaire en Ontario. 

Au programme: de l'affichage bilingue, un système de gestion des files d'attente qui avise le personnel du palais de justice qu'un client souhaite être servi en français, la pose d'affiches contenant des renseignements sur les droits linguistiques de la clientèle et le port d'écussons «Je parle français» sur les uniformes des employés, entre autres mesures.

Presque un an après la mise en marche du projet, des leaders de la communauté francophone ont été invités à suggérer des actions concrètes pour bonifier le projet pilote, vendredi matin, à Ottawa. En somme, le portrait de l'initiative est positif.

Mais «il reste du chemin à faire» avant que le projet franchisse les limites de la capitale fédérale et soit transposé dans d'autres cours. Selon les points soulevés par les participants lors de la plénière, la gestion du personnel francophone serait l'aspect qui demande le plus d'efforts d'amélioration, alors que le recrutement de personnel francophone et leur embauche à temps plein poseraient des défis.

Engager la communauté

Autre suggestion, la création d'un centre d'expertise en français a également été demandée pour pallier la complexité de la recherche d'information.

«À ce jour, toutes les mesures recommandées ont été mises en place dans le projet pilote. Le bilan est très fort, mais c'est évident que là, on doit passer à l'étape d'engager la communauté francophone», a expliqué l'avocat Ronald Caza, ardent défenseur des droits linguistiques et maître de cérémonie de la consultation. «Il ne faut pas sous-estimer l'importance, si vous devez témoigner, parler ou avoir affaire à l'appareil judiciaire, de le faire dans votre langue première. On se dit tous qu'on est bilingues, qu'on est capables de procéder en anglais, mais quand on procède en français, c'est beaucoup plus naturel et c'est très important de le faire.»

Dans les prochaines années, le projet pilote en cours à Ottawa serait élargi à la grandeur de la province, une région à la fois. «On doit en même temps avoir le personnel en place, et si on ne l'a pas, on veut savoir combien de temps ça va prendre pour l'avoir, précise la ministre Meilleur. Alors bien sûr, les régions autour de la capitale et dans le nord-est de l'Ontario, ce seront des régions qui seront ciblées après qu'on ait terminé le projet pilote ici.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer