La famille Filion de nouveau coupable de cruauté animale

Près d'une vingtaine de chats, qui se reproduisaient... (Courtoisie)

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Près d'une vingtaine de chats, qui se reproduisaient entre eux ou à l'extérieur, ont été retrouvés dans le logis de la famille Filion en juin dernier.

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Une famille éprouvant un amour malsain pour les chats et les chiens a plaidé coupable à une infraction en matière de cruauté animale, mercredi matin, à Gatineau.

La famille Filion est connue des services sociaux et policiers depuis des années. 

Leur première histoire connue du public est celle de dizaines de cadavres de chiens et de chats déterrés dans leur ancienne maison du 22, rue Roméo-Gendron, dans le secteur Aylmer, le 29 juin 2010. Infect, le bâtiment a été cédé et détruit.

En 2010, une policière avait raconté que Louise Fillion avait tenté de cacher un chien dans un congélateur, afin de le garder hors de la vue des policiers.

Après la prison, la récidive 

L'autre épisode, plus récent, implique près de 20 chats, deux chiens et un furet.

Madeleine Filion-Sauvé, la mère, et ses deux enfants, Jacques et Louise, avaient séjourné en prison. Par la suite, les services sociaux ont tout fait pour les aider à se reprendre en main et à trouver un nouveau logis.

C'est dans ce nouveau logis situé au 134, rue Harold, cette fois dans le secteur Gatineau, que les comportements semblables ont refait surface.

Entre les 5 et 8 juin 2015, la police et le contrôle animalier de Gatineau ont saisi près d'une vingtaine de chats, deux chiens et un furet. Les félins ont été décrits comme agressifs et présentant des troubles de comportement.

L'appartement entièrement rénové était insalubre; les planchers, les meubles neufs et des vêtements étaient partiellement recouverts d'excréments. Les chats se seraient reproduits entre eux - ou en s'aventurant à l'extérieur de la maison.

Dix chats ont été euthanasiés. Les autres animaux ont été confiés à la SPCA de l'Outaouais.

Coupable d'avoir lancé un chaton sur un mur

Un homme de 33 ans a été reconnu coupable vendredi d'avoir tué un chaton en le lançant sur un mur de béton.

La juge Anouck Desaulniers, de la Cour du Québec, a déclaré Michel De Gagné coupable d'avoir fait subir à un animal des blessures inutiles qui se sont finalement avérées mortelles, conformément à l'article 445 du Code criminel.

Le 21 septembre 2013, M. De Gagné a empoigné le chaton d'un voisin pour le lancer sur le muret situé derrière sa résidence.

La Couronne a dû composer avec l'absence de dernière minute d'un témoin, soit le propriétaire du défunt animal, lors du court procès tenu vendredi.

La juge a cependant retenu les aveux faits à l'époque par M. De Gagné, qui par message texte, s'était excusé d'avoir tué le petit chat blanc.

Un témoin assis sur son balcon a dit avoir entendu un bruit particulier provenant de l'arrière de la remise, où l'animal a été tué. La juge Desaulniers a retenu que ce dernier avait entendu «des bruits sourds, des coups sur des os puis des craquements». Enfin, le même témoin a vu un «objet lancé sur un mur, un objet mou comme une serviette».

Il s'agissait en fait du corps du petit chat, mort de ses blessures à la tête, les yeux sortis des orbites.

«Après avoir entendu un splat, le témoin a vu l'animal tomber et s'affaisser au bas du mur de ciment», résume la magistrate.

La police de Gatineau a aussi retrouvé une pierre ensanglantée sur la scène du crime.

La procureure de la Couronne, Frédérique Tremblay, prévoit demander une peine d'emprisonnement. L'avocat de la défense, Vincent Castonguay, n'a pas fait connaître ses intentions.

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