La saga Marc Cormier se poursuit

Tout comme sa conjointe Manuela Gonzalez, Marc Cormier est notamment... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Tout comme sa conjointe Manuela Gonzalez, Marc Cormier est notamment accusé d'avoir aidé leur fils Francis à s'évader d'une garde légale.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Le spécialiste en biomécanique Marc Cormier est de retour derrière les barreaux, puisqu'il doit répondre à des accusations d'entrave à la justice, d'intimidation d'une personne associée au système judiciaire, et de bris de condition de la cour.

Le Gatinois, qui a déjà des causes pendantes de parjure et de complicité après l'évasion de son fils, a comparu à nouveau au palais de justice de Gatineau jeudi.

Selon les documents de la cour, M. Cormier a tenté de forcer une personne reliée au système judiciaire - un témoin - à modifier son affidavit, soit une déclaration écrite faite sous serment. «Entre le 31 mars et le 3 avril, [M. Cormier] a volontairement tenté d'entraver, de détourner ou de contrecarrer le cours de la justice, en tentant de faire modifier un affidavit», lit-on dans l'acte d'accusation.

Le ministère public a déposé quatre chefs d'accusation, incluant deux d'intimidation, un d'entrave et un de bris de condition de la cour, soit de garder la paix et d'avoir une bonne conduite. M. Cormier a comparu souriant, faisant des clins d'oeil dans le box des accusés. Sa cause a été remise à lundi.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) allègue que M. Cormier a agi «dans l'intention de provoquer la peur chez une personne associée au système judiciaire en vue de lui nuire dans l'exercice de ses attributions, menacé, au Canada ou à l'étranger».

Cette personne reliée au système judiciaire est un certain Marc Lauzon, qui aurait rempli un affidavit dans une cause pendante de M. Cormier.

Le 4 février dernier, le DPCP avait déposé une accusation de parjure contre Marc Cormier, soit d'avoir fait «avec l'intention de tromper, une fausse déclaration dans un affidavit devant une personne autorisée par la loi à permettre que cette déclaration fût faite devant elle, en sachant que sa déclaration était fausse».

M. Cormier est accusé, tout comme sa conjointe Manuela Gonzales, de complicité dans l'évasion de leur fils au printemps 2014. Ce dernier avait été libéré par erreur au palais de justice de Gatineau, mais ne s'était pas rendu aux autorités à leur demande. Il a été arrêté quelques jours plus tard.

Francis Cormier a plaidé coupable dans ce dossier et une autre affaire de voie de fait grave en décembre dernier. Il a purgé sa peine et est sorti de prison en janvier dernier.

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