Faire venir des témoins de l'autre bout du monde

Shakti Ramsurrun est accusé d'avoir commis un triple meurtre... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Shakti Ramsurrun est accusé d'avoir commis un triple meurtre en 2012 à Gatineau.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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L'avocat de Shakti Ramsurrun, ce jeune homme de l'île Maurice accusé de triple meurtre à Aylmer en 2012, veut faire venir aux frais des contribuables deux témoins provenant de l'autre bout du monde, lors du procès prévu à Gatineau l'an prochain.

L'avocat du prévenu, Me Richard Dubé, rappelle que son client a droit à un procès juste et équitable, et qu'un jury doit être en mesure d'apprécier les témoins de la défense dans une affaire aussi importante.

La demande de la défense est fort semblable à une première, faite l'an dernier à la Cour supérieure. Me Dubé a déjà obtenu l'aval du procureur général du Québec pour qu'on lui défraie ses coûts de déplacement vers l'île Maurice afin de recueillir des témoignages auprès des proches de l'accusé. L'avocat avait alors fait valoir que des enquêteurs avaient pu s'y rendre et qu'il était légitime pour lui d'en faire de même, par souci d'équité.

Le budget pour faire venir deux témoins serait d'environ 5000 ou 6000$, selon Me Dubé.

L'option de la visioconférence

L'idée que les témoignages soient rendus par Internet, en visioconférence depuis l'île Maurice, est aussi sur la table.

La défense veut toutefois s'assurer que d'éventuels problèmes techniques ne viennent pas miner le processus judiciaire, d'un côté ou de l'autre de la planète. «Il faut qu'il n'y ait aucune limitation de temps ou de moyens technologiques, explique Me Dubé. Le jury a le droit d'entendre tous les témoins. Ce n'est pas un droit de visite (de l'accusé avec ses proches).»

Le procès doit avoir lieu à Gatineau en avril, mai et juin 2017.

Shakti Ramsurrun est accusé des meurtres prémédités de la mère de son enfant, Anne-Katherine Powers, ainsi que de la mère et du beau-père de cette dernière, Louise Leboeuf et Claude Lévesque, dans le secteur Aylmer, en 2012.

Il n'aurait pas accepté sa séparation.

Dans sa décision accordant le budget nécessaire à l'avocat de la défense pour se rendre à l'île Maurice, le juge de la Cour supérieure Michel Penou avait écrit: «Il apparaît utopique de penser que les procureurs de M. Ramsurrun pourraient accomplir ce que leur préparation exige en recourant à des moyens de télécommunication comme Skype, [...] compte tenu du décalage horaire, de la barrière de la langue et de l'accès limité des personnes [...] au réseau Internet [...], sans parler de l'importance que peut avoir le contact direct avec de potentiels témoins dans ce type d'affaire délicate.»

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