Fausse cocaïne, vraie sentence et vagues souvenirs

Vendre de la cocaïne est illégal. En vendre de la fausse l'est tout autant. (Archives, La Presse)

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Vendre de la cocaïne est illégal. En vendre de la fausse l'est tout autant.

Un Gatinois de 24 ans l'a appris à ses dépens, lorsque le juge l'a envoyé derrière les barreaux pour les douze prochains mois. Le juge Richard Laflamme, par ailleurs, ne semble pas avoir apprécié le personnage. L'accusé, Nicolas Montpellier, a plaidé coupable sur un chef de trafic de drogue. Une adolescente l'avait contacté pour acheter de la cocaïne.

Le trafiquant lui a fait croire qu'il en vendait, mais c'était en fait de l'aspirine concassée. Sous la forme de poudre blanche, l'aspirine avait toutes les apparences de la drogue.

Le faussaire a conclu deux transactions à 100 $, et offert un joint de cannabis à la même cliente, elle aussi bien connue des services de police de la région.

L'avocat de la défense, Me Louis Legault, a demandé à ce que son client puisse entamer sa peine la semaine suivante, pour régler une affaire de funérailles d'un proche. Le juge s'est remémoré des souvenirs ne jouant pas en la faveur du prévenu.

Lors de sa dernière comparution, le comportement de Nicolas Montpellier avait irrité le juge Laflamme, pour qui la bienséance dans la salle de cour est primordiale.

«Ça, je me souviens, a lancé le juge. C'est le monsieur qui était sorti (de la salle de cour, après un report de son dossier) en criant 'Yahoo!' Et j'ai dit que j'étais pour m'en souvenir, la dernière fois.

«Je ne me souviens pas d'avoir crié 'Yahoo!'» a répliqué le prévenu.

«Non? Votre mémoire est courte, monsieur. Vous êtes sorti d'ici comme si vous veniez de gagner la coupe Stanley ou à peu près. Moi je m'en souviens», a rétorqué le juge.

Ce souvenir a convaincu le magistrat d'entendre le plaidoyer de culpabilité sur-le-champ, ce qui a eu pour résultat d'envoyer l'accusé en prison pour douze mois. La peine est accompagnée de 240 heures de travaux communautaires.

Le plaidoyer de culpabilité de l'accusé, et sa prise de responsabilité familiale avec ses deux enfants ont joué, de façon relative, en sa faveur, dans les facteurs atténuants.

Même fausse, vendre une substance comme si c'était de la vraie drogue est illégal, et punissable des mêmes chefs d'accusation.

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