Quatre ans de prison pour le «mentor» du «mini Norbourg»

Le «mentor» d'une fraude tristement surnommée le «mini Norbourg» de l'Outaouais... (Érick Labbé, Arvchives Le Soleil)

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Érick Labbé, Arvchives Le Soleil

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Le «mentor» d'une fraude tristement surnommée le «mini Norbourg» de l'Outaouais a pris le chemin du pénitencier pour 40 mois.

François Roy, qui faisait partie du trio d'hommes d'affaires gatinois composé de Marc Jémus et de Robert Primeau, avait déjà plaidé coupable de fraudes totalisant 3,3 millions $, entre 2001 et 2006.

Les victimes - 69 personnes au tota -, ont perdu leurs économies et une partie de leur retraite dans une arnaque à la Ponzi. L'accusé aurait pour sa part bénéficié d'une somme de 329 000$ à 420 000$ à titre personnel.

Le juge Richard Laflamme, de la Cour du Québec à Gatineau, a imposé une sentence de 40 mois à M. Roy, aujourd'hui âgé de 56 ans.

Le tribunal a qualifié M. Roy de «mentor» qui attirait les investisseurs auprès de son «power team», réunissant des compagnies comme Primeforce et Pension Positive.

Robert Primeau, qui a déjà reçu une sentence de 48 mois, est pour sa part considéré comme l'«architecte», alors que Marc Jémus, toujours en instance de procès, a été qualifié de «comptable» du groupe, à la lecture de la preuve du ministère public.

Marc Jémus est le seul qui maintient son plaidoyer de non-culpabilité. Son procès, qui doit durer 70 jours, a débuté la semaine dernière.

Jurisprudence sévère

Le magistrat a évoqué une fraude «bien orchestrée et sophistiquée».

Le juge Laflamme a rappelé que la jurisprudence en matière de fraude était bien plus sévère depuis une dizaine d'années. D'ailleurs, les fraudes dépassant le million de dollars valent des peines bien plus lourdes - et presque jamais purgées dans la communauté. C'est pourquoi le tribunal a refusé la demande de la défense de permettre à M. Roy d'écouler sa sentence avec sursis.

Bien que M. Roy n'ait pas entretenu un train de vie aussi luxueux que son complice Robert Primeau pendant les fraudes, le juge Laflamme a retenu que des dizaines de victimes avaient perdu leurs projets de retraite, de vie, et leurs rêves dans le même stratagème.

Les placements à 8 ou 12% n'étaient que de la poudre aux yeux, et les placements en immobilier (quelque 20 000 transactions) n'avaient pratiquement aucune valeur réelle. 

François Roy a fait une faillite de 1,1 million $ en 2005. Il a exécuté des travaux compensatoires, et dit aujourd'hui avoir des remords pour ce qu'il a fait. Le risque de récidive est plutôt bas, selon le rapport de la probation.

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