Agression dans le Vieux-Hull: l'agresseur n'est pas délinquant dangereux à contrôler

M. Hankey est placé en détention préventive depuis... (Martin Roy, archives LeDroit)

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M. Hankey est placé en détention préventive depuis la nuit de l'agression, le 15 septembre 2012, sur la rue Garneau.

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Malgré une feuille de route criminelle bien étoffée, un quadragénaire évite d'être déclaré délinquant dangereux à contrôler.

Ricky Hankey a été reconnu coupable, en juillet 2015, d'avoir asséné au moins un coup de couteau dans la tête de sa victime, dans le Vieux-Hull, trois ans plus tôt.

M. Hankey est placé en détention préventive depuis la nuit de l'agression, le 15 septembre 2012, sur la rue Garneau.

La Couronne a demandé à ce que le prévenu soit reconnu comme délinquant dangereux à contrôler, dans le cadre de la sentence à imposer. 

Ses ennuis avec la justice, qui ont débuté en 1987, ne se sont pas tous produits dans des contextes semblables. S'il ne s'agissait pas de violence dirigée contre des connaissances, il s'agissait d'incidents survenus dans un contexte familial.

«Je crois qu'il doit y avoir plus qu'un casier judiciaire, et plus que les événements reliés au présent dossier», conclut le Gaston-Paul Langevin, de la Cour du Québec.

Le tribunal ne peut prendre en compte ni être influencé par les allégations pour lesquelles M. Hankey a été acquitté en 2008, soit le meurtre du jeune Steven «Cactus» Bériault en 2006, à Ottawa.

Le jury avait alors retenu la version de la légitime défense, l'accusé ayant fait l'objet d'insultes à caractère racial et de menaces avec un pitbull.

Dans le dossier qui occupe le juge Langevin, la Couronne ne peut déposer ce dossier.

La procureure de la Couronne, Me Diane Legault, a toutefois mis en preuve plusieurs infractions en matière de vol, de drogue, de menace et harcèlement, d'introduction par effraction, de bris de condition de la cour et de violence.

Le ministère public a fait valoir que l'individu présentait de bonnes chances de répéter des gestes violents pour lesquels il a été coupable depuis le début la fin des années 1980, et pour un autre événement survenu en 2012 dans un hôtel d'Ottawa.

«Avec tous ces événements mis ensemble, si je fais abstraction du cas présent, je ne suis pas convaincu que cette preuve, avec toutes les circonstances, montre que M. Hankey est une personne qui fait partie de ce très petit nombre de contrevenants (qui sont déclarés délinquants dangereux), même si les infractions sont sérieuses», selon le juge Gaston-Paul Langevin.

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