Six mois de prison pour des relations avec une élève

Un ex-enseignant de Maniwaki doit purger une peine de six mois de détention... (Archives Le Soleil)

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Un ex-enseignant de Maniwaki doit purger une peine de six mois de détention pour avoir eu des relations sexuelles avec une élève de 16 ans.

«Le caractère de la dissuasion générale est très important et a priorité sur la réinsertion sociale», selon le juge Valmont Beaulieu, qui a rendu sa décision dans le dossier de Mathieu Lapointe, un ex-enseignant ayant eu au moins deux relations sexuelles complètes avec une élève de la polyvalente de Maniwaki, en mai 2014.

L'accusé et l'adolescente avaient confirmé au tribunal que leur relation était consentante, et que même la mère et le beau-père de la jeune fille étaient d'accord à ce que les deux entretiennent une relation.

«Le consentement de la mère ou du beau-père ne peut être considéré comme un facteur atténuant, a précisé le magistrat, dans sa décision rendue à Maniwaki le 17 mars dernier. En démontrant leur accord, ils sont complices eux-mêmes des infractions en donnant leur accord à ces relations qui constituent un crime.»

M. Lapointe avait 26 ans au moment des faits.

Les enseignants «tentés d'agir comme l'accusé» doivent savoir que les tribunaux sont sévères dans ce type de délit, même si le prévenu n'a pas d'antécédent judiciaire, indique le tribunal.

En relation d'autorité

La relation de confiance et d'autorité d'un enseignant avec ses élèves doit être préservée, stipule les jurisprudences en la matière.

«L'accusé, vu sa fonction au sein de la polyvalente, se devait de renoncer aux désirs de l'adolescente et même lui expliquer pourquoi il refuse», selon le juge Beaulieu.

Selon l'agente de probation, l'accusé peine à comprendre l'illégalité de son geste, bien qu'il se montre ouvert à se remettre en question.

Les relations se sont déroulées sans violence ni traumatisme pour l'adolescente, selon ce qui a été établi lors du procès.

La peine de six mois est assortie d'une période de probation d'un an, d'une inscription du nom de Mathieu Lapointe au registre des délinquants sexuels, et d'un prélèvement sanguin afin d'obtenir son ADN.

M. Lapointe a été responsable de la classe de l'adolescente à cinq reprises, entre novembre 2013 et janvier 2014. Après cette période, les deux ont échangé des messages sur Facebook. Il a d'abord refusé de la conduire en voiture à l'école, puis, à la suite d'une rencontre fortuite en dehors des heures de cours, ils se sont envoyé des messages de plus en plus osés. Ils ont décidé de se voir en dehors de l'école.

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