Voisin «infernal»: la famille ne croit pas aux excuses de l'accusé

Sabine Dubois et Éric Chalifoux ont vécu l'enfer... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Sabine Dubois et Éric Chalifoux ont vécu l'enfer au cours des derniers mois.

Etienne Ranger, LeDroit

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Un voisin qui a fait subir l'enfer à une jeune famille de Gatineau, ces derniers mois, s'est excusé en disant éprouver des remords pour avoir mis le feu à la voiture des victimes.

Gérémie Poirier, 31 ans, a plaidé coupable à des accusations de harcèlement, d'incendie criminel et de bris de conditions de la cour.

Cultivant les conflits avec ses voisins Sabine Dubois et Éric Chalifoux, deux parents de jeunes enfants, M. Poirier a pris le mors aux dents dans la nuit du 6 février dernier.

Il a été filmé par une caméra de surveillance alors qu'il aspergeait d'essence la voiture et la maison de ses victimes. On le voit mettre le feu au véhicule. Heureusement, dans les circonstances, seule la voiture a été incendiée.

Lors de sa comparution précédente au palais de justice de Gatineau, M. Poirier s'était dit insatisfait du traitement du système judiciaire et des médias à son égard. «On va se revoir», avait-il lancé, offusqué par le traitement qu'il qualifiait d'injuste.

«Je voulais juste m'excuser, a dit M. Poirier, mercredi. Je demande pardon judiciaire et moral. Je suis coupable d'avoir mal réagi.»

L'accusé qui est détenu a dit regretter ses gestes, et rajoute que ses proches vivent «un acharnement» depuis qu'il est devant la justice.

Les victimes n'acceptent pas les excuses. «Ce n'est pas sincère, ses affaires, dit Éric Chalifoux. Il dit qu'il s'excuse, mais qu'il n'est pas coupable en même temps.»

M. Poirier soutient depuis le début du procès qu'il n'a pas insulté les enfants, comme l'avance la Couronne. Selon les victimes, le voisin aurait traité de «pute» une des enfants en bas âge et lancé ses mégots de cigarettes dans leur piscine gonflable.

«J'ai vraiment mal réagi», a ajouté l'accusé, qui dit avoir réfléchi longuement en cellule, depuis le suicide d'un détenu voisin, à la prison de Gatineau, dans la dernière semaine. «Ça remet les choses en perspective. Je ne déteste pas les gens. Je déteste les situations.» Le prévenu dit vivre avec un trouble de déficit d'attention avec hyperactivité et un problème de consommation d'alcool et de stupéfiants.

Le juge Gaston-Paul Langevin demeure songeur sur la peine à imposer au Gatinois. Il doit rendre sa sentence la semaine prochaine.

La Couronne et la défense ont proposé de façon conjointe une peine de deux ans de pénitencier, suivie d'une période de probation de trois ans. Le juge a indiqué que la peine semblait plutôt clémente, à première vue.

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