Le suspect d'une agression armée à Toronto reste détenu

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Ayanle Hassan Ali restera derrière les barreaux jusqu'à jeudi prochain.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

Un homme accusé d'une double agression à l'arme blanche dans un centre de recrutement des forces armées canadiennes, à Toronto, demeurera en prison jusqu'à jeudi prochain alors que son avocat tente de trouver des fonds pour le libérer sous caution.

Ayanle Hassan Ali, 27 ans, n'a rien dit alors qu'il est apparu brièvement en Cour vêtu d'un chandail blanc. Il s'agissait de sa deuxième comparution depuis l'incident de lundi au cours duquel deux soldats canadiens ont été légèrement blessés. Il reviendra en Cour le 24 mars.

«Nous sommes toujours en processus pour trouver un moyen d'assurer la caution, a dit l'avocat David Burke à l'extérieur de la Cour. Ce sera très difficile.»

Ali, qui est né à Montréal et qui a déménagé à Toronto en 2011, fait face à neuf chefs d'accusation, dont trois de tentative de meurtre et de voies de fait grave. La police affirme que l'homme est entré dans un édifice gouvernemental armé d'un couteau et qu'il a attaqué deux soldats. D'autres militaires ont été en mesure de le maîtriser.

M. Burke a dit qu'il n'avait aucun problème avec les commentaires du chef de la police de Toronto, Mark Saunders, qui a cité des témoins ayant raconté qu'après l'attaque, l'homme disait: «Allah m'a dit de le faire; Allah m'a dit de venir ici et de tuer des gens.»

«C'est ce que le chef de la police dit et je n'ai aucune raison particulière de ne pas le croire, mais je n'ai vu aucune preuve de ça, a déclaré M. Burke. À un certain point, on saura ce qui a été dit et ce qui ne l'a pas été.»

Une enquête en cours implique des agents antiterroristes de la Gendarmerie royale du Canada et d'autres agences de sécurité, mais on ne sait toujours pas ce qui a poussé l'homme à poser ce geste.

«Je comprends que les gens sont un peu nerveux dans la société lorsque quelque chose de cette nature se produit, a reconnu M. Burke. Peut-être qu'il y a eu une réaction exagérée, mais ça reste à voir.»

Quelques connaissances de l'homme ont dit que sa mère souffrait de problèmes mentaux et qu'il vivait avec elle depuis quelques années.

M. Burke a indiqué qu'il était trop tôt pour discuter de l'état de santé mentale de son client.

«L'élément de la santé mentale est quelque chose que nous devrons éventuellement considérer, a expliqué l'avocat. Nous traverserons le pont une fois à la rivière.»

L'avocat a aussi dit que son client tenait le coup, mais qu'il était «très énervé» par la situation.

«Bien sûr, c'est un processus qui lui fait très peur», a lancé M. Burke.

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