Quatre mois de sursis pour agression sexuelle

Daniel Clément, 59 ans, était accusé d'avoir agressé...

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Daniel Clément, 59 ans, était accusé d'avoir agressé ses victimes alors qu'il était chauffeur d'autobus, il y a une trentaine d'années.

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Un inspecteur de la Société de transports de l'Outaouais (STO) écope quatre mois d'emprisonnement dans la communauté pour des agressions sexuelles commises sur au moins une mineure, dans les années 70 et 80.

Le juge Serge Laurin, de la Cour du Québec à Gatineau, a entériné la proposition commune de la défense et de la Couronne, lundi.

Daniel Clément a plaidé coupable sur un chef d'accusation pour des gestes commis sur une mineure entre 1986 et 1987. La Couronne a retiré d'autres chefs en échange de son plaidoyer de culpabilité.

Deux autres victimes auraient été impliquées dans cette affaire, mais la Couronne a prononcé un arrêt conditionnel sur les cinq autres chefs d'accusation les mettant en cause. Aujourd'hui adultes, les victimes se sont dites plutôt satisfaites de la sentence, bien qu'elles auraient voulu entendre de la bouche de leur agresseur un ou deux mots d'excuse.

Une ordonnance de non-publication protège leurs identités.

M. Clément, 59 ans, était accusé d'avoir agressé ses victimes alors qu'il était chauffeur d'autobus, il y a une trentaine d'années. Les gestes se sont produits dans son véhicule privé, mais aussi dans des véhicules et sur des propriétés de la STO (ancienne Commission de transport de la communauté régionale de l'Outaouais), selon les victimes.

La STO a pris connaissance de la sentence, lundi. « L'ensemble du dossier ainsi que la copie de la sentence seront acheminés à notre contentieux qui formulera un avis juridique, a écrit la directrice des communications de la société de transport, Céline Gauthier. La STO agira en conséquence et prendra une décision éclairée, et ce, de façon responsable dans les plus brefs délais. La STO ne fera aucun autre commentaire sur le dossier d'ici là. Actuellement, l'employé demeure relevé de ses fonctions avec solde. »

Le ministère public a fait ajouter le nom de l'accusé au registre des délinquants sexuels pour une période de vingt ans. On ne lui connaît pas d'autres antécédents en la matière.

M. Clément a déjà été pointé du doigt dans une poursuite de 750 000 $ d'une ex-collègue de travail.

Celle-ci avait perdu sa cause devant la Cour supérieure, en 2006, relativement à des allégations de harcèlement.

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