Duffy: le juge ne rendra pas son verdict avant le 21 avril

Mike Duffy... (Archives, La Presse Canadienne)

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Le sort du sénateur Mike Duffy est maintenant entre les mains du juge Charles Vaillancourt, qui ne rendra pas son verdict avant le 21 avril.

Après plus de 60 jours de témoignages répartis sur 10 mois, les plaidoiries finales de la poursuite et de la défense, amorcées lundi matin, ont pris fin mardi après-midi, en Cour de justice de l'Ontario à Ottawa. Mike Duffy, âgé de 69 ans, a plaidé non coupable aux 31 chefs d'accusation de fraude, d'abus de confiance et de corruption qui pèsent contre lui. Toutes les accusations sont liées à la façon dont le sénateur gérait ses dépenses de fonction.

Ainsi, le sénateur représentant l'Île-du-Prince-Édouard avait réclamé le remboursement de ses frais de logement pour sa «résidence secondaire» à Ottawa, alors que l'ex-courriériste parlementaire habitait la capitale nationale depuis des années.

Par ailleurs, on reproche au sénateur d'avoir accepté de Nigel Wright, ex-chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, un chèque de 90 000 $ pour rembourser certaines réclamations de dépenses non admissibles.

Enfin, plusieurs des chefs d'accusation de fraude sont liés au contrat de services de 65 000 $ octroyé à la compagnie de son vieil ami Gerald Donahue et approuvé par le Sénat. En fait, on a appris au procès que cette somme avait ensuite été utilisée pour payer divers services plus ou moins admissibles sans passer par le Sénat - maquilleuse professionnelle, entraîneur personnel, collaboratrice qui croyait être bénévole.

Pour sa défense, M. Duffy a soutenu que les règles entourant les frais de dépenses au Sénat étaient imprécises et mal administrées.

Mardi, lors de sa plaidoirie finale, son avocat, Donald Bayne, a martelé que la version de la Couronne était remplie de failles: des milliers de pages en preuve, des dizaines de témoins et des semaines de témoignages n'ont pu prouver que le sénateur Duffy avait commis quelque crime que ce soit, a-t-il plaidé.

Selon Me Bayne, la Couronne n'a pas réussi par ailleurs à prouver que le sénateur avait des intentions criminelles dans la gestion de ses dépenses, ou qu'il avait posé des gestes illicites. Il a réitéré que les règles du Sénat ont permis à Mike Duffy de débourser l'argent tel qu'il le voulait, et qu'il n'y avait rien de mal dans ses choix.

L'avocat de M. Duffy a notamment plaidé mardi que le sénateur n'avait jamais encaissé d'argent personnellement, et que ceux qui ont été payés lui fournissaient effectivement des services pour qu'il puisse accomplir ses tâches correctement.

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