De la porno juvénile «pour comprendre» ses propres gestes

La Sûreté du Québec a arrêté l'homme et... (Archives, La Presse)

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La Sûreté du Québec a arrêté l'homme et saisi un ordinateur, le 16 février, au terme d'une enquête de quelques semaines.

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Un citoyen de Thurso s'est défendu de posséder plus de 200 fichiers de pornographie infantile, mardi, en expliquant qu'il visionnait ces images dans le but de comprendre la raison pour laquelle il avait lui-même abusé de sa nièce de sept ans alors qu'il en avait 15.

L'homme, dont l'identité ne peut être révélée pour protéger celle de ses victimes, a tenté d'obtenir sa libération provisoire, mardi, au palais de justice de Gatineau. Le juge Valmont Beaulieu n'a pas acheté ses arguments et l'a retourné derrière les barreaux, en attendant son procès pour possession et avoir rendu disponible du matériel pornographique juvénile.

La Sûreté du Québec a arrêté l'homme et saisi un ordinateur, le 16 février, au terme d'une enquête de quelques semaines.

Entre 2012 et 2014, le suspect âgé de 50 ans a purgé une peine pour des viols commis il y a plusieurs années, dans la Petite-Nation. Alors qu'il était âgé de 15 ans, il a agressé ses deux nièces en très bas âge. L'une des victimes a été agressée pendant des années, jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge adulte et qu'elle refuse de se plier aux vices de son oncle.

Dans les années 1980 et 1990, il a agressé sa conjointe en lui faisant subir des sévices. La femme a été agressée alors qu'elle venait d'accoucher par césarienne, deux ou trois jours plus tôt.

Dans ce procès pour agression sexuelle, la victime avait décrit les nombreuses douleurs causées par ce que la procureure de la Couronne, Me Christine Lambert, a décrit comme un «homme assez tordu, aussi assez cruel».

L'homme avait, selon les témoignages, pris plaisir à voir souffrir les femmes. Il a filmé l'une des agressions perpétrées sur sa conjointe.

À l'automne et à l'hiver 2015, à peine sorti de prison, l'homme est allé sur Internet pour télécharger des images et vidéos d'enfants se faisant littéralement violer. Un des fichiers est une vidéo de trente minutes, et un autre contient de la bestialité.

«Monsieur nie qu'il a des problèmes avec sa sexualité», a précisé Me Lambert, qui s'est opposée à sa remise en liberté.

Le juge Beaulieu ne s'est pas rendu à l'argumentation de l'avocate de la défense, Me Marie-Pier Abel, selon laquelle son client s'engageait à ne pas aller sur la grande toile ni à approcher d'autres enfants en attendant la fin du procès.

Le magistrat, qui estime que la sécurité du public peut être menacée, a refusé la libération provisoire de l'accusé.

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