Pas de prison pour l'ex-entraîneur voyeur

L'ex-directeur général du Club aquatique de l'Outaouais, Gilbert... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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L'ex-directeur général du Club aquatique de l'Outaouais, Gilbert McDonald, évite un séjour en prison.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Plaidant coupable de voyeurisme dans le vestiaire des filles de son équipe de natation, l'ex-directeur général du Club aquatique de l'Outaouais, Gilbert McDonald, évite un séjour en prison.

Celui qui dirigeait le club aquatique et les équipes de natation des Griffons du Cégep de l'Outaouais a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, mercredi.

À deux reprises, l'homme de 49 ans a dissimulé un téléphone cellulaire dans le vestiaire des filles, au cégep, afin de les filmer dans leur intimité. Une seule victime a été identifiée. Celle-ci a vu l'appareil et a remarqué qu'il était en mode enregistrement. Elle l'a remis à son entraîneur tout en ignorant qu'il lui appartenait. M. McDonald aurait indiqué à la jeune athlète qu'il le laisserait à la sécurité.

Lorsque le père de la jeune femme a appelé la sécurité du cégep pour demander ce qui advenait du cellulaire, on lui a répondu qu'il n'y avait pas de cellulaire.

Interrogé, M. McDonald a tout de suite avoué que le téléphone était le sien. La première vidéo a été effacée, alors que la deuxième ne montrait pas de scène précise. Il n'en demeure pas moins que l'entraîneur avait prémédité son geste dans un but bien précis.

Témoignage de la victime

La jeune femme a témoigné, mercredi, des impacts qu'a eu cette affaire sur sa vie.

«Je me suis sentie violée dans mon intimité, a-t-elle dit au juge Valmont Beaulieu. Les autres (membres de l'équipe) m'ont prise pour un paria en disant que j'avais détruit l'équipe. On me disait: "C'est juste du voyeurisme, ce n'est pas comme si tu t'étais fait agresser." On disait que je cherchais l'attention.»

L'étudiante a dit avoir perdu confiance en beaucoup de gens. «Lorsque je me sens suivie, j'ai mon cellulaire dans les mains et mes clés dans mes doigts.»

De son côté, Gilbert McDonald s'est montré très émotif. Il s'est excusé de vive voix aux athlètes et a dit assumer entièrement son erreur. 

«Chères nageuses, a-t-il lu devant la cour. Oui, c'est moi qui ai mis le cellulaire. C'est tout à fait répréhensible. Je vous ai fait mal. Vous avez tous les droits de m'en vouloir. Je vous demande pardon. Soyez assurées que je ne referai jamais une telle chose.»

La Couronne demande une sentence suspendue et une période de probation de deux ans, ce qui impliquerait un casier judiciaire, alors que la défense a plaidé pour une absolution conditionnelle accompagnée d'une probation d'un an.

Le juge Valmont Beaulieu se prononcera sur la sentence le 28 avril.

M. McDonald a changé de carrière. Devenu vendeur, il a convenu avec son employeur faisant affaire dans les produits de nettoyage de prendre ses distances parce que son histoire a été fortement médiatisée. Depuis ce temps, il occupe les fonctions de superviseur d'inventaire.

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