Le patron du CLD Gatineau interpellé par la SQ

Michel Plouffe se serait mis les pieds dans... (Archives LeDroit)

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Michel Plouffe se serait mis les pieds dans les plats en faisant une déclaration erronée aux autorités policière, dans le cadre d'une enquête visant une autre personne.

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La Sûreté du Québec (SQ) a interpellé le directeur de Développement économique-CLD Gatineau, Michel Plouffe, pour production de faux et entrave à la justice, mercredi.

Le ou les chefs d'accusation n'avaient pas encore été déposés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) jeudi. Il semble cependant que M. Plouffe se soit mis les pieds dans les plats en faisant une déclaration erronée aux autorités policière, dans le cadre d'une enquête visant un autre individu, celui-là soupçonné de possession ou de production de cannabis.

Michel Plouffe a été libéré sous promesse de comparaître le 16 mars prochain.

Les gestes reprochés au haut dirigeant du CLD n'ont pas de lien avec ses fonctions professionnelles, nous assure-t-on. L'organisme pour lequel il travaille ne serait pas non plus mis en cause.

Le dossier a été confié au Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec. La SQ refuse pour le moment de nommer directement M. Plouffe, mais confirme l'arrestation d'un homme pour ce type de délit.

Suspendu avec salaire

Toute cette histoire survient à un bien mauvais moment pour la Ville de Gatineau, qui amorce une réforme en profondeur de son bras économique, le CLD. M. Plouffe a été au coeur de la démarche depuis le début. Le nouveau modèle économique de Gatineau doit être en vigueur en juin prochain.

Selon nos sources, M. Plouffe aurait été suspendu avec salaire de son poste de directeur général par le conseil d'administration du CLD, le temps que les choses se précisent dans ce dossier.

Le cabinet du maire de Gatineau, qui a pris le relais sur le plan des communications, jeudi, a cependant refusé de confirmer ou d'infirmer si le plus haut placé dans l'appareil économique de la Ville était toujours aux commandes de l'organisme.

Par voie de communiqué, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a affirmé qu'il était au courant de la situation, et qu'il n'émettrait aucun autre commentaire. Toutefois, devant le Regroupement des gens d'affaires (RGA), où il prononçait un discours jeudi midi, il a avancé que le cas de M. Plouffe n'allait pas nuire aux activités économiques de Gatineau.

Le bureau du DPCP demeurait muet jeudi. D'éventuelles accusations de production de faux et d'entrave à la justice pourraient être déposées vendredi ou lundi.

Un homme de 46 ans a été arrêté parallèlement à cette affaire. Il s'est rendu aux policiers dans la journée de mercredi. Ce dernier serait lié à l'histoire de production ou de possession de cannabis.

Selon l'article 366 du Code criminel, la production de faux est commise par «quiconque fait un faux document le sachant faux, avec l'intention, selon le cas:

a) qu'il soit employé ou qu'on y donne suite, de quelque façon, comme authentique, au préjudice de quelqu'un, soit au Canada, soit à l'étranger ou b) d'engager quelqu'un, en lui faisant croire que ce document est authentique, à faire ou à s'abstenir de faire quelque chose, soit au Canada, soit à l'étranger».

- Avec Mathieu Bélanger

Déclaration publique de Michel Plouffe

En lien avec les allégations circulant à mon égard, je me vois dans l'obligation de rectifier et préciser certains faits quoique je trouve très pénible la présente situation. Face au tourbillon médiatique dans lequel je suis plongé, bien malgré moi, il m'est impossible de répondre aux demandes d'entrevues, tellement elles sont nombreuses. C'est pourquoi je publie le présent communiqué.

A priori, il importe que le public soit avisé que la présente situation n'a absolument rien à voir avec mes fonctions professionnelles. Comme certains médias l'ont rapporté, j'ai effectivement été interrogé par les autorités policières et je crois qu'il est important que tous soient mis au courant que j'ai collaboré à l'enquête en cours.

Dans l'intervalle, je suis convaincu que ceux et celles qui me connaissent continueront de croire en mon intégrité tant personnelle que professionnelle.

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