Accusé de harcèlement criminel envers la dg de Tourisme Outaouais

Philippe Boucher aurait injurié pendant des mois par... (Tirée de Facebook)

Agrandir

Philippe Boucher aurait injurié pendant des mois par téléphone, textos, et courriels son ex-conjointe.

Tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La cour interdit l'utilisation des médias sociaux comme Facebook et Twitter à un «rédacteur à temps partiel» depuis qu'il est accusé de harcèlement criminel contre son ex-conjointe et directrice générale de Tourisme Outaouais.

L'accusé, Philippe Boucher, 38 ans, a obtenu sa libération provisoire en attendant la suite des procédures judiciaires mardi. Selon les premiers éléments de preuve mis de l'avant par le ministère public, M. Boucher a envoyé des dizaines de messages à son ex-conjointe pour l'injurier ou tenir des propos dégradants.

M. Boucher aurait injurié la femme par téléphone, textos et courriels privés pendant plusieurs mois. Il aurait aussi utilisé les médias sociaux, généralement un outil de travail, pour régler ses comptes. Un exemple récent est celui de la journée «Bell Cause pour la cause» de la santé mentale, le 27 janvier. À cette occasion, les internautes retweetaient le mot-clic #BellCause pour que la compagnie de télécommunication donne 5 cents aux initiatives en santé mentale, et favoriser les échanges sur le sujet.

Mme Belisle a retweeté et commenté sur l'importance d'une telle initiative. Son ex-conjoint lui aurait alors répondu par des propos peu élogieux, plaçant la directrice de Tourisme Outaouais dans une situation inconfortable devant ses 400 abonnés. M. Boucher compte 3000 abonnés sur Twitter.

Les appels harcelants se seraient ensuite transportés dans les bureaux de l'organisme, au su des employés.

«J'ai vécu du harcèlement depuis des mois et quand ce harcèlement s'est transporté à Tourisme Outaouais, comme directrice générale, je n'accepte pas que mon organisme le subisse», a brièvement déclaré Mme Bélisle au Droit, mardi.

M. Boucher a plaidé non coupable. Son avocat, Me Marc-André Cayen, a fait valoir que le prévenu avait des projets et qu'il avait suivi une thérapie à la maison Mélaric. M. Boucher a avoué avoir un problème de toxicomanie. Dans son témoignage, il a dit être une bonne personne ayant «fait des erreurs»

M. Boucher s'est fait connaître dans les sphères médiatiques et politiques au début des années 2000. Il a été organisateur pour le Bloc québécois, notamment pour l'ex-député de Gatineau Richard Nadeau, et président régional du Parti québécois. Il a aussi oeuvré brièvement pour certains médias régionaux, comme vendeur ou chroniqueur.

Se décrivant comme «rédacteur à temps partiel et sans emploi», M. Boucher ne peut, sous l'ordonnance du juge Pierre Bachand, entrer en contact avec Mme Bélisle, approcher le bâtiment de Tourisme Outaouais à moins de 50 mètres, et utiliser les médias sociaux comme Facebook et Twitter. La cour est allée jusqu'à lui interdire de se présenter en Outaouais, sauf pour se rendre à la cour.

M. Boucher a deux antécédents de conduite avec les capacités affaiblies.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer