Un comptable vole 54 000 $

Le Centre de placement spécialisé du Portage n'était... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Le Centre de placement spécialisé du Portage n'était pas assuré pour les pertes qu'il a subies.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le comptable d'un organisme aidant les ex-détenus à se trouver du travail et réintégrer la société a lui-même été condamné à deux ans de détention dans la communauté, pour une importante fraude.

Joey Raymond Levert, 26 ans, s'est engagé devant le juge Gaston Paul Langevin à rembourser les 54 000 $ qu'il a subtilisés au Centre de placement spécialisé du Portage (CPSP), à Gatineau. Il a plaidé coupable à une accusation de fraude, le 29 janvier dernier.

L'accusé était responsable des payes des employés de l'organisme. Selon la preuve du ministère public, le jeune comptable a transféré dans son compte personnel des retenues d'impôt à la source des autres employés, entre juin 2011 et janvier 2012, à au moins 35 reprises. Le chat est sorti du sac lorsque le gouvernement a contacté la direction de l'organisme pour faire part d'un manque à gagner de 54 000 $.

Sur son site Internet, le CPSP dit offrir «des services personnalisés aux personnes judiciarisées de l'Outaouais dans leurs démarches de réinsertion sociale, pour trouver un emploi, retourner aux études et faire une demande de réhabilitation (pardon)».

«Corde raide»

L'avocat de la défense, Me Nicolas St-Cyr, a convenu de présenter un plaidoyer de culpabilité en échange d'une sentence de deux ans de sursis, accompagnée d'un engagement à rembourser le centre.

Son client, qui a un emploi, s'engage à verser un peu plus de 11 000 $ en deux ans, puis un montant similaire dans le cadre de ses trois années de probation. La différence, soit 32 500 $, doit être remboursée selon un jugement au civil.

«Vous êtes sur la corde raide, a averti le juge Langevin. La condition essentielle est de rembourser. Si vous manquez aux conditions, ça (le sursis) peut être révoqué.»

Le centre communautaire a subi d'importantes pertes financières. Il n'est toujours pas remis à 100% de cette affaire.

«Ces pertes empêchent l'organisme de faire une série de programmes et d'orienter sa clientèle qui en a bien besoin», a expliqué le procureur de la Couronne, Me Stéphane Rolland.

Le Centre de placement spécialisé du Portage n'était pas assuré pour les pertes qu'il a subies.

Le tribunal a conclu que dans ce cas, la société bénéficiera plus d'un remboursement que d'une peine de détention ferme dissuasive.

«J'espère que vous irez dans le droit chemin, a commenté le juge. Ça va vous suivre cette gaffe, pour les cinq prochaines années.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer