Saga Cormier-Gonzalez: nouvelles accusations contre la mère

Manuela Gonzalez, lors d'une conférence de presse en... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Manuela Gonzalez, lors d'une conférence de presse en septembre 2015

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Un autre chapitre s'est ouvert dans une histoire qui semble sans fin, au palais de justice de Gatineau.

Récemment acquittée de menaces et d'intimidation d'une procureure de la Couronne, une mère est maintenant accusée de menaces envers la victime de son fils et de désordre au Casino du Lac-Leamy de Gatineau.

Les nouveaux gestes reprochés se seraient produits le 24 janvier dernier, deux jours avant l'acquittement de Manuela Gonzalez.

Le désordre et les menaces alléguées lui valent deux accusations de non-respect d'engagement de la cour. Ces accusations s'additionnent à celle de complicité lors de la liberté illégale de son fils Francis Cormier, qui avait été libéré par erreur pendant sa détention préventive.

Francis Cormier a écopé de l'équivalent de 29 mois de prison pour avoir tabassé un homme qui a été plongé dans le coma pendant une vingtaine de jours à la suite d'un coup de poing. Il a été libéré le vendredi 29 janvier.

Selon l'acte d'accusation déposé jeudi, Mme Gonzalez «a proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles» à la victime de son fils. La police allègue de plus que la femme a «fait du tapage dans un endroit public ou près d'un endroit public [...] en se battant, en criant, vociférant, jurant, chantant ou en employant un langage insultant ou obscène».

L'avocate de la défense, Me Diane Condo, a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité.

Selon la Couronne, à la suite de la libération fortuite de leur fils, les parents auraient évité les policiers qui tentaient de le retrouver pendant quelques jours.

Le père, aussi accusé de complicité, est Marc Cormier, un spécialiste en biomécanique qui travaille auprès de sportifs de haut niveau.

Selon la famille, le ministère public et la police de Gatineau s'acharnent sur eux. Marc Cormier dénonce le système qui lui a fait passer plus de 60 jours en détention préventive. En conférence de presse, en septembre dernier, le père de famille s'était dit victime d'une arrestation trop musclée de la police. «Un des policiers avait la main sur son arme à la taille, et les policiers m'ont bloqué le chemin. Pourquoi m'ont-ils pris en filature?»

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