L'Alliance autochtone devant les tribunaux

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Les bureaux de l'Alliance autochtone du Québec, dans le secteur Hull.

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Après plus de deux ans de crise à l'Alliance autochtone du Québec (AAQ), des procédures judiciaires impliquant des membres de son conseil d'administration ont débuté la semaine dernière au palais de justice de Gatineau.

Octobre 2013. Un peu plus d'une semaine après sa réélection durant l'assemblée générale annuelle de l'AAQ, le président et grand chef, Robert Bertrand, envoie par courriel une lettre de démission aux membres du conseil d'administration de l'Alliance. Ce geste déclenche une véritable crise au sein de l'organisation qui a pour mission de «représenter les intérêts des Autochtones qui vivent à l'extérieur des réserves au Québec».

Après l'envoi de cette lettre, et bien que M. Bertrand se soit rétracté avec l'appui d'une majorité du conseil d'administration, d'autres contestent le leadership du président et grand chef estimant qu'il n'a plus la légitimité pour diriger l'Alliance. Le compte de banque de l'organisation est gelé pendant quelques mois après l'intervention de ces opposants.

La situation continue de s'envenimer en décembre 2013, alors que Robert Bertrand et la secrétaire du conseil, Carole Romain, tentent un rapprochement pour s'assurer que les employés de l'AAQ puissent être rémunérés.

M. Bertrand devait envoyer des chèques par la poste à Mme Romain afin qu'elle les signe et que les employés reçoivent une paye avant Noël. Il l'a finalement accusé de ne pas avoir renvoyé les chèques, tandis qu'elle a rétorqué n'avoir jamais reçu le colis attendu.

Ces débats se sont poursuivis en salle de cour les 18 et 19 janvier dernier, alors les deux camps ont multiplié les allégations à l'endroit de la partie adverse. D'un côté, on a laissé entendre que Johanne Nault, une autre membre du conseil d'administration, avait envoyé un courriel rempli d'injures à Robert Bertrand avant que celui-ci démissionne. De l'autre, on a essayé de démontrer que M. Bertrand tentait de diriger l'AAQ en écartant les membres du conseil qui contestaient son leadership.

Visiblement excédé par la tournure des échanges, le juge Martin Bédard a interrompu prématurément les procédures. «Moi, mon objectif, ce n'est pas de laver le linge sale de l'Alliance autochtone», a-t-il lancé avant de demander à ce que les avocats des deux parties se concentrent sur le statut de M. Bertrand au sein de l'Alliance.

«Si son retour (après sa démission) n'était pas valable, là, on a quelque chose à régler. S'il est dans son droit, le reste, c'est de la foutaise», a ajouté le magistrat.

La cause reviendra en cour le 11 février prochain.

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