Procès Ramsurrun: la défense pourra aller à l'île Maurice

Shakti Ramsurrun est accusé d'avoir commis un triple meurtre... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Shakti Ramsurrun est accusé d'avoir commis un triple meurtre en 2012 à Gatineau.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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L'avocat d'un homme accusé d'avoir commis un triple meurtre en 2012 à Gatineau pourra se rendre à l'île Maurice, le pays d'origine de son client, et y rencontrer des témoins aux frais de la Couronne.

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Anne-Catherine Powers et Shakti Rsmsurrun

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Me Richard Dubé, qui représente Shakti Ramsurrun, a reçu l'aval du juge de la Cour supérieure Michel Penou mercredi.

Cette décision ordonne au procureur général du Québec de s'asseoir avec Me Dubé pour discuter des coûts d'une mission à l'île Maurice, petit pays de l'océan Indien. La mission de six jours doit permettre à Me Dubé de rencontrer des connaissances de M. Ramsurrun et d'établir une partie de sa défense.

«Le juge nous reconnaît le principe de défense pleine et entière, résume Me Dubé. D'un autre côté, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) s'est aussi rendue là-bas pour enquêter. Alors, si la police peut le faire, nous aussi on peut le faire.»

Le procès de Shakti Ramsurrun aura lieu en avril, mai et juin 2017. La Couronne lui reproche les meurtres prémédités de la mère de son enfant, Anne-Katherine Powers, ainsi que de la mère et du beau-père de cette dernière, Louise Leboeuf et Claude Lévesque, dans le secteur Aylmer, en 2012.

«Si mon client était de Rimouski, j'aurais la même opportunité pour me rendre là-bas. Mais là, c'est l'île Maurice», explique Me Dubé.

Une partie de cette triste histoire prend racine dans cette région du monde, précise le procureur de l'accusé. «Faut aller voir, et y aller vite, parce que le procès est dans 18 mois.»

Les frais seraient d'environ 12 000$.

M. Ramsurrun aurait commis l'irréparable parce qu'il n'acceptait pas la récente séparation demandée par sa conjointe.

«Il apparaît utopique, écrit le juge Penou, de penser que les procureurs de M. Ramsurrun pourraient accomplir ce que leur préparation exige en recourant à des moyens de télécommunication comme Skype, [...] compte tenu du décalage horaire, de la barrière de la langue et de l'accès limité des personnes [...] au réseau Internet [...], sans parler de l'importance que peut avoir le contact direct avec de potentiels témoins dans ce type d'affaire délicate.»

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