Arrêté pour de la porno juvénile dessinée

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Ce sont précisément 92 bandes dessinées hentai qui ont été extraites de la tablette électronique de l'homme.

Frédéric Côté, Archives La Tribune

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La pornographie juvénile est illégale, même en dessin. Pas besoin de posséder des photos ou des vidéos de véritables personnes.

Un jeune résident de l'Outaouais l'a appris à ses dépens, alors que la police de Gatineau a extrait des bandes dessinées hentai de la tablette électronique saisie chez lui en octobre.

Les hentai sont des bandes dessinées pornographiques japonaises, qui représentent souvent des adolescents nus ou dans des scènes explicites.

Ce sont précisément 92 bandes dessinées du genre qui ont été extraites de la tablette électronique.

Selon l'article 163.1 du Code criminel, la pornographie juvénile comprend «toute représentation photographique, filmée, vidéo ou autre, réalisée ou non par des moyens mécaniques ou électroniques [...] où figure une personne âgée de moins de 18 ans ou présentée comme telle et se livrant ou présentée comme se livrant à une activité sexuelle explicite, [...] de tout écrit dont la caractéristique dominante est la description, dans un but sexuel, d'une activité sexuelle avec une personne âgée de moins de 18 ans».

Invitations douteuses

L'accusé de 21 ans vit avec des troubles de santé mentale. Dans le box, le jeune homme au teint blême a sangloté lorsque sa mère a pris la parole devant le juge.

La femme, aussi très émotive, a témoigné en sa faveur afin d'obtenir sa libération provisoire. Décrivant un garçon «tranquille» et réservé, elle a expliqué que son fils restait à la maison, qu'il craignait de sortir en public et qu'il «entendait des voix qui lui disent quoi faire».

Par Facebook, le prévenu est entré en contact avec au moins sept jeunes de 12 à 14 ans, se faisant parfois passer pour un membre de gang de rue dans le but de les impressionner. Il leur offrait de fumer du pot s'ils se rendaient chez lui, parfois même pour coucher. Il se serait aussi fait passer pour une fille afin d'avoir des photos intimes de garçons.

L'une des victimes alléguées s'est réveillée en se sentant caressée par le jeune homme. Lorsque l'ado l'a traité de pédophile, le suspect aurait fait des menaces de tuer sa mère, selon le ministère public.

Le jeune homme aurait fait parvenir à ses victimes des photos de ses parties intimes, et d'autres parties mutilées de son corps.

Une ordonnance de non-publication a été prononcée au palais de justice de Gatineau afin de protéger l'identité des victimes alléguées. La plupart sont de l'Outaouais; une est originaire de la région de Québec.

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