Une infirmière utilise son crime pour en éviter d'autres

Une infirmière a avoué s'être emparée de morphine et de deux autres substances... (Marco Campanozzi, Archives La Presse)

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Marco Campanozzi, Archives La Presse

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Une infirmière a avoué s'être emparée de morphine et de deux autres substances dans les poubelles de l'hôpital Élisabeth-Bruyère d'Ottawa dans le but de se suicider. Cette confidence a été faite la semaine dernière au palais de justice de Gatineau; l'accusée a obtenu une absolution inconditionnelle de la cour.

La femme a plaidé coupable d'avoir eu en sa possession des drogues et d'avoir eu la garde et le contrôle de son véhicule avec les capacités affaiblies.

Suicidaire, l'ex-employée de l'Hôpital Élisabeth-Bruyère voulait en finir avec la vie. Sachant comment s'emparer des médicaments jetés par l'établissement de santé, la femme a accumulé de la morphine, de la kétamine et du Ventolin.

Après en avoir amassé en quantité jugée suffisante, elle s'est injecté la drogue assise dans la voiture qu'elle avait stationnée dans l'entrée de sa maison, de façon à ce que son conjoint la retrouve facilement.

L'accusée aurait pris les médicaments dans les poubelles de l'hôpital à au moins trois reprises. Repentante, la dame a expliqué au juge Valmont Beaulieu qu'elle avait par la suite entrepris, avec l'Hôpital Élisabeth-Bruyère, d'améliorer le protocole et la sécurité entourant l'accès aux médicaments périmés ou appartenant aux patients défunts.

«Je savais comment accéder aux médicaments, a-t-elle expliqué. [Après les événements], j'ai élaboré avec le personnel une façon de faire empêchant que les employés aient un accès aussi facile aux médicaments jetés. C'est trop facile d'accès.»

La femme a été congédiée par l'Hôpital Élisabeth-Bruyère, mais s'est replacée dans un autre établissement de santé de la région après avoir suivi une thérapie et avoir coupé les ponts avec l'accès direct aux médicaments.

Son nouveau travail de nature administrative lui convient - et l'absolution de la cour lui permet de le garder en gardant son dossier judiciaire sans taches. «J'adore ma nouvelle job», a-t-elle fait valoir.

La femme a connu des mois difficiles en 2012, jusqu'à sa tentative de suicide en décembre 2013. Son absolution était conditionnelle à un don de 1500$ au Centre d'aide 24/7. Le juge Beaulieu a affirmé qu'un membre du public qui aurait assisté à l'audience aurait compris la situation et les raisons pour lesquelles la cour a été clémente.

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