Collège bidon Night Hawk: Québec à la recherche d'un quart de million

Le collège informatique Night Hawk était situé au... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le collège informatique Night Hawk était situé au 400, boulevard Alexandre-Taché, dans le secteur Hull.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le ministère de l'Éducation du Québec réclame près d'un quart de million à huit ex-étudiants bidon du défunt collège informatique Night Hawk de Gatineau.

Autrefois situé au 400, boulevard Alexandre-Taché, le collège informatique a acquis une notoriété peu enviable lorsque la Sûreté du Québec (SQ) a accusé une vingtaine de personnes de fraude en 2009.

Une vingtaine de faux étudiants recevaient des prêts du régime d'Aide financière aux études du gouvernement du Québec. Des personnes inscrites de bonne foi se sont malheureusement fait avoir: elles n'ont reçu qu'une formation sans valeur ou se présentaient dans des salles de classe vides.

La fraude est évaluée à 3 millions de dollars par la SQ.

Les têtes dirigeantes, dont le numéro un, l'Ottavien Mark Cohen, ont tous purgé une peine d'emprisonnement vers 2013.

En décembre dernier, le ministère québécois de l'Éducation a déposé huit requêtes en Cour supérieure totalisant 208 000$. Elles exigent les remboursements de sommes versées aux Ottaviens Bourhan Ahmed-Mohamed, Abdi Razak Ibrahim, Hamza Haji, Khadar Ahmed, Kayad Said Nour, Hajira Abdi Didar, ainsi qu'à Hagar Ali, d'Edmonton, et à Jacques Ouellet, de Gatineau.

La plupart d'entre eux ont plaidé coupables à un chef de fraude en 2012. Les montants rattachés à chacun d'eux varient de 15 000$ à 38 000$, intérêts inclus.

En mai 2013, Mark Cohen a plaidé coupable à un chef de fraude et à un chef de production de documents contrefaits. Il a reconnu avoir fraudé le gouvernement du Québec pour 850 000$.

Selon l'enquête de la SQ, le système de fraude mettait en scène des pseudo-étudiants, qui recevaient des prestations du régime de prêts et bourses du gouvernement sans même suivre les formations. Les dirigeants profitaient du système en recevant une partie de l'aide financière aux études.

Parallèlement à tous ces dossiers, le gouvernement poursuit les directeurs de l'ancien collège pour près de 500 000$.

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