Coup dur pour un baron canadien de la drogue

Un des établissement saisis, le Soho Shisha House,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Un des établissement saisis, le Soho Shisha House, a été la scène d'une fusillade au petit matin du 8 août dernier.

Etienne Ranger, LeDroit

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Un des criminels les plus notoires du Canada faisait des affaires d'apparence légales dans son bar de la promenade du Portage, à Gatineau, et dans son restaurant du secteur Vanier, à Ottawa. «Faisait», car ces deux établissements ont été saisis par les autorités fédérales.

Plus précisément, ce sont les 175, promenade du Portage et 354, avenue Olmstead qui ont été «bloqués», deux ans après l'arrestation de leur propriétaire Hisham «Terry» Alkhalil.

L'établissement du Vieux-Hull était connu sous le nom de Volt; celui de l'avenue Olmstead, à Ottawa, est le Soho Shisha House. Ce restaurant de la capitale a été la scène d'une fusillade au petit matin du 8 août dernier.

Hisham Alkhalil était le principal suspect du projet Anarchy, qui a connu son dénouement en 2014 avec la mise en accusation de neuf personnes, la saisie de 24,5 kg de cocaïne et au démantèlement du réseau du clan Alkhalil, dont il est la tête dirigeante présumée.

Parallèlement au projet Anarchy, les autorités fédérales, provinciales et municipales ont lancé le projet ATTAR, une enquête portant sur les fruits de la criminalité et la finance issue du monde interlope.

Le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada a joué un rôle important dans le cadre de cette enquête, souligne la Gendarmerie royale du Canada. La valeur combinée du bar et du restaurant est de 1,4 million de dollars.

C'est un autre coup dur pour le magnat de la drogue. En janvier 2014, la maison de Hisham Alkhalil, un bâtiment évalué à plus d'un million de dollars situé dans le secteur Nepean, a été saisie.

Le trafiquant, présentement détenu, doit se présenter au palais de justice d'Ottawa en février pour son enquête préliminaire.

«Les groupes criminalisés impliqués dans le trafic de drogue usent de stratégies très rusées pour déjouer la police et cacher leurs fonds illicites», rappelle Ronald Lauzon, officier responsable intérimaire du détachement d'Ottawa de la GRC.

Un clan très actif

Le projet ATTAR vise à couper l'herbe sous le pied du clan prospère qu'est celui des Alkhalil.

«C'est en les privant de leurs gains financiers qu'ils sont véritablement punis pour leurs crimes», affirme l'inspecteur Mike Laviolette, de la police d'Ottawa.

Terry Alkhalil et sa famille sont bien connus des milieux policiers du pays.

Son frère Rabih, accusé de meurtre à Toronto, a tenté d'échapper à la justice canadienne en s'enfuyant en Grèce. De faux passeports avec les identités d'itinérants du Vieux-Hull ont servi à sa fuite.

La famille Alkhalil, d'origine iranienne, s'est établie dans l'Ouest canadien avant d'étendre ses activités à l'est du pays.

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