Une relation malsaine le ramène en prison

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Marc Binette retourne derrière les barreaux pour un an et demi.

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La «relation malsaine» qu'a entretenue Marc Binette avec son ex, à sa sortie de prison pour meurtre, lui vaut un retour derrière les barreaux pour un an et demi.

Libéré d'office en août 2013, M. Binette a été détenu pendant 11 ans pour le meurtre de Robert et Bonnie Dagenais, en 2002, à Val-des-Monts, et évasion d'une garde légale, en 2006. Il était âgé de 15 ans lorsqu'il a commis l'irréparable avec son complice, René Michaud.

Entre 2013 et 2015, ses seules années de liberté, il a tenté de reprendre sa vie en main, mais a glissé du mauvais côté lorsqu'il a violenté sa nouvelle conjointe, âgée de 42 ans, soit de 14 ans son aînée.

«Les deux se trouvaient dans une relation malsaine, a noté le juge Gaston Paul Langevin. Madame avait le syndrome de vouloir le sauver.» Les deux consommaient de la drogue ensemble, alors que la femme avait déjà lutté pour s'en sortir.

Marc Binette a été reconnu coupable de voies de fait, ce qui lui vaut une peine de six mois. Bien que les procureurs aient mis l'accent sur les voies de fait lors du procès, la peine la plus sévère a été réservée aux dossiers d'entrave à la justice et aux bris de condition de la cour.

En effet, M. Binette a tenté de convaincre sa victime de ne pas témoigner en sa défaveur. Cette entrave lui vaut douze mois supplémentaires.

«Madame a consenti partiellement (elle a fait des démarches pour retirer sa plainte), a expliqué le juge. Mais monsieur a manipulé... Il avait la responsabilité de ne pas le faire.»

Violence conjugale

M. Binette a été arrêté le 13 août dernier après que sa conjointe ait appelé la police pour violence conjugale et menaces. Le conjoint a tenté une première fois de contrecarrer la justice. Il s'est exécuté à nouveau dans le même mois, en lui téléphonant, lui promettant de se reprendre en main.

«Sans dire que c'est une peine exemplaire, il s'agit d'une peine sérieuse», a ajouté le juge. Le risque de récidive est élevé, selon lui.

L'avocate de la défense, MEmmanuelle Béliveau, a fait valoir que son client avait terminé son secondaire en prison, qu'il avait suivi des thérapies et occupé des emplois lors de sa courte période de liberté. Elle demandait une peine de huit mois.

La procureure de la Couronne, Me Jennifer Morin, a souligné le comportement manipulateur et violent de l'accusé. Elle a demandé une peine de deux ans.

M. Binette devra respecter une période de probation de trois ans à sa sortie de prison.

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