Vol de 56 000$ en 2009: le cerveau au pénitencier

Selon le rapport des médecins légistes, la victime... (Archives La Presse)

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Selon le rapport des médecins légistes, la victime de 47 ans a été battue si violemment sur la nuque et dans le dos que sa colonne vertébrale s'est brisée.

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Coupable d'avoir orchestré le vol de 56 000$ en argent comptant cachés sous le divan d'un homme de la Petite-Nation en 2009, Carole Lepage ira réfléchir au pénitencier pour les cinq prochaines années.

La femme aujourd'hui âgée de 45 ans a reconnu en 2014, soit cinq ans après les faits, avoir organisé le braquage à domicile d'un homme fréquentant le bar de danseuses nues Chez Suzie, à Saint-Émile-de-Suffolk. La femme avait entendu la rumeur qu'un client de 65 ans cachait une importante somme d'argent chez lui.

Elle a retenu les services de Paul-Joseph Chrotté, dit «King Kong», et de Jonathan Ferland-Pétrin pour faire la sale besogne. Une troisième exécutante, Kim Boisvert, attendait dans la voiture pour prendre la fuite, une fois le crime commis.

Les deux agresseurs avaient eu la description de la maison de la victime et ont attendu, cachés, que ce dernier rentre dans la cuisine. C'est là qu'ils l'attendaient, en silence, pour le ruer de coups.

À son arrivée, la victime a été attachée avec des fils électriques et aspergé de gaz poivre. Les suspects l'ont étouffé avec un oreiller fourni par l'accusée. Le sexagénaire a eu les côtes cassées et est resté traumatisé par cette affaire, a noté le juge de la Cour du Québec, Serge Laurin, mercredi.

La défense demandait deux ans de prison et la Couronne, six.

Mme Lepage a été arrêtée en 2011 après que sa fille l'eut dénoncée aux autorités. Selon les faits exposés en cour, les deux femmes ne se parlent toujours pas depuis ce temps.

Danseuse à 20 ans, troisième secondaire en poche, la femme aurait développé un mode de vie laxiste et marqué par l'appât du gain, selon son rapport présentenciel.

«Fatiguée de ce mode de vie», résume le juge Laurin, la femme aurait récemment manifesté une certaine volonté de se remettre sur le droit chemin.

«Les accusées n'ont rien remboursé», déplore le juge.

Tous les complices ont reçu leurs sentences, dont l'une est de 48 mois.

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